‹ Lésions des Artères de la JambeChapitre 30 sur 54 · MT · texte numérisé non relu

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Et, le 21 juillet 1875, à la Société de chirurgie, M. Cras, médecin de marine de Brest, n’hésitait pas à faire de cette règle un précepte absolu et à affirmer que, dans une plaie artérielle des membres, même quand l’hémostase a été obtenue par la ligature directe du bout supérieur, il faut rouvrir la plaie pour lier le bout inférieur, parce qu’il est plus que probable que l’hémorrhagie reparaitra par ce bout, et qu'il vaut mieux lier dans une plaie récente qu’opérer dans une plaie en suppuration.

Parmi les membres de la Société de chirurgie, MM. Lannelongue, Blot, Verneuil, Guyon, Larrey, Giraldès, Polaillon, Desprès même, ont pleinement approuvé cette conduite. MM. Tillaux et Perrin, tout en s’associant à cette idée, pensent qu'il est des cas où l’on pourrait se borner à comprimer le bout inférieur. Ë

Il serait très bon, si on le pouvait, de suivre les règles de la mé- . thode antiseptique, ainsi que l'ont fait Annandale, Bouvet et Demons, d’autres encore.

60 Amputation.

Enfin, en désespoir de cause, et ne voyant pas d'autres moyens de maitriser des hémorrhagies incoercibles, quelques chirurgiens se sont décidés à faire le sacrifice du membre. Ce serait là un parti qu’il ne faudrait prendre qu’à la dernière extrémité.

A. Cooper, Cripps, Davis, Follock, Gooch, Lawrence, Thomas (CVII à CXIID), Demons (CV), Broca (CXXXVI), ont vu le malade sauver ainsi ses jours. Mais l’amputation n’a pas empêché la mort des deux blessés cités par Guthrie (CXXXVIIL et CXXXIX ).

sul

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