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Amoedo et Lebedinsky se rallient à des notions anatomiques, invoquant l'insuffisance d'irrigation de l'os incisif. Mainguy (35) parle de la disposition favorable (double courbure) que les artères nourricières de l’os présentent pour la production d’artérite oblitérante syphilitique par traumatisme répété et ralentissement de la circulation.
Sebileau (30) ne croit pas àal’influence spéciale de la syphilis dans la localisation de la nécrose au niveau de l'os incisif, il lui semble que la notion de trauma-tisme s’applique aussi bien à l'hypothèse d’une nécrose de l’os incisif survenue en dehors de la syphilis, qu’à une nécrose frappant un syphilitique. Il fait rentrer ces faits dans le cadre des infections péri-alvéolaires banales et « croit que si les nécroses de l’os incisif, à la manière de beaucoup d’autres, peuvent être favorisées par la syphilis, elles ne relèvent pas proprement d’elle, et sont capables d’apparaître à la suite de périostites alvéolo dentaires, en dehors de tout accident fracastorien antérieur, en tant que simple manifestation nécrotique d’une infection associée pyo-saprophyte quelconque. Point n'est besoin, dit-il, pour expliquer ces phénomènes de chercher une explication embryogénique, et l’os incisif, chez ces syphilitiques, réagit très facilement et se nécrose totalement en tant que massif osseux, suivant trois modes de nécrose qu'engendre la syphilis : en oblitérant les vaisseaux, en favorisant la tendance nécrosante d’une suppuration, en localisant une gomme ».
MM. Nicolas, Massia et Dupasquier (15) déclarent
que l'embryogénie joue un rôle de premier plan dans