ANS
celle-ci en deux régions : l’une interne, nasale, accessible au regard, l’autre externe, dissimulée, ethmosphénoïdale.
RÉGION NASALE. — Elle constitue un trapèze allongé à petite base supérieure, de 5 millimètres de large sur 16 à 18 millimètres de haut. Elle est limitée en dehors par l'insertion oblique externe de la masse ethmoïdale postérieure, en dedans par l'insertion verticale du septum nasal, en bas par son angle d’union avec la paroi intérieure du sphénoïde, en haut par la ligne d’appui du toit nasal. À ce niveau, la voûte nasale n’est pas constituée par la lame criblée, mais par le processus sphénoiïdal antérieur, lamelle osseuse émanée du bord supérieur de la paroi antérieure du sphénoïde et articulée vers l’avant avec la lame criblée. La face antérieure du sphénoïde contribue donc à la constitution de la voute nasale dont elle forme la partie la plus reculée. C’est une notion importante pour le cathétérisme sphénoïdal.
RÉGION ETHMOIDALE. — Nous la décrirons avec les rapports réciproques des sinus sphénoïdaux et des cellules ethmoïdales postérieures.
PAROI EXTERNE. — C’est la paroi importante du sinus. Nous savons le contact latéro-postérieur du sinus caverneux et de la carotide interne. Vers l'avant, elle entre en rapport avec le canal optique dont elle constitue la paroi interne. C’est là une donnée de la plus haute importance parce que l'isolement du nerf
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optique intra-canaliculaire est fonction de l’épaisseur de sa paroi protectrice. Celle-ci est conditionnée par le degré de développement de la cavité sinusienne. Plus la résorption osseuse s’accentue, plus la cavité s'agrandit, plus aussi s’amincissent ses parois. Les processus extrêmes forment donc de grandes cavités sinusiennes à fine cloison.Or les recherches de Sieur et Jacob, de R. Gaillard, ont montré que la proportion des grands sinus était de 48 %. C’est dire que dans la moitié des cas le nerf optique n’est séparé de l’antre sphénoïdal que par une lamelle osseuse diaphane perforée de nombreux pertuis vasculaires et parfois même déhiscente. Ajoutons que les grands sinus présentent souvent des prolongements cavitaires développés dans les différentes apophyses, signalons en particulier le prolongement antérieur formé aux dépens des petites ailes et des apophyses clinoïdes. Dans ces cas la résorption osseuse est tellement accusée que les deux tiers inférieurs de la circonférence du canal optique sont logés dans la cavité sinusale. Enfin, comme le dit Lemaitre, l'infection aime les grands sinus. Elle trouve un champ d'expansion favorable non seulement dans la cavité, mais surtout dans les récessus où la muqueuse se cloisonne et où la stagnation est facilement réalisée.
Toutes ces raisons montrent combien la sécurité du nerf est compromise par les infections les plus légères du sinus, puisque dans la moitié des cas la minceur des parois canaliculaires l’expose directement aux atteintes inflammatoires de l’antre à l’intérieur duquel
il est partiellement contenu.
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Ethmoïde postérieur
On désigne sous ce nom le groupement des cellules dont les orifices excréteurs viennent s'ouvrir au dessus du cornet moyen. Au point de vue numérique, on distingue en moyenne trois ou quatre cellules infundibulaires, dont la base s’applique sur l’orbite et le sommet sur les méats.
Au point de vue topographique, on les divise en deux groupes : un groupe constant et principal qui s'ouvre dans le méat supérieur ; un groupe inconstant et acessoire qui s’ouvre dans le méat de Santorini ou quatrième méat.
CELLULES DU TROISIEME MEAT. — Elles sont en moyenne au nombre de trois. Sieur et Jacob, les classsent, par rapport à la situation de leur orifice excréteur dans le méat, en : cellule supérieure, cellule postéro-inférieure, cellule inférieure. La cellule postéro-inférieure est la plus importante aux points de vue anatomique et pathogénique. Onodi a insisté sur la fréquence avec laquelle elle « poussait » vers l’arrière jusque dans la cavité sphénoïdale au point de se substituer parfois à elle et de se mettre en rapport avec le nerf optique. Nous décrirons plus loin la variété des rapports réciproques du sinus sphénoïdal avec les cellules ethmoïdales postérieures.
CELLULE DU QUATRIEME MEAT. — Lorsqu’elle existe (40 à 45 % pour Sieur et Jacob, 4 % pour Rangla-
ret), elle débouche à la partie antérieure du quatrième méat. Canuyt la considère comme la « doublure » de la cellule d’Onodi dont elle partage les rapports et le rôle pathologique,
Rapports Sphéno-ethmoïdaux
L’accolement de léthmoïde postérieur à la partie externe de la face antérieure de l’antre sphénoïdal dessine une gouttière verticale, dont le sinus regarde le septum nasal : c’est le recessus sphéno-ethmoïdal.
D'autre part, la cellulation ethmo-postérieure dépasse vers l’arrière la paroi antérieure de l’antre et empiète sur la cavité elle-même, surtout lorsque celleci est incomplètement développée.
Il:y a donc deux ordres de rapports : les uns médiats dessinent le recessus sphéno-ethmoïdal; les autres immédiats résultent du débordement des cellules postérieures dans la cavité du sinus. Nous les décrirons successivement.
RECESSUS SPHENO-ETHMOIDAL. — Cette gouttière d’adossement des deux massifs cellulaires n’est pas entièrement accessible à la vue à cause du saillant de la masse ethmoïdale et du cornet moyen. À son intérieur s'ouvre l’ostium sphénoïdal. Il en résulte que, sauf conditions pathologiques, l’ostium est inaccessible à la vue. Le stylet ou le cathéter doivent le
rechercher dans la portion la plus externe de la ré-