EST
parfois les cellules dont les parois sont rugueuses au toucher et friables. Le massif éthmoïdal est augmenté de volume dans sa totalité tandis que la cavité du sphénoïde apparaît comme soufflée ou criblée de fongosité. Au point de vue microscopique, on voit une sclérose du derme au sein de laquelle se disséminent des foyers de cellules rondes (lymphocytes, petits et grands mononucléaires, leucocytes à noyaux polymorphes en voie de régression ; quelques cellules plasmatiques). L’endothélium des capillaires est hypertrophié, de nombreuses cellules épithéliales cylindriques muqueuses se répartissent sur plusieurs couches; les faisceaux conjonctifs du derme sont épaissis et porteur de nombreuses granulations. Ce sont en somme des lésions d’inflammation chronique sans suppu-
ration.
3°) TYPE HYPERPLASIQUE. — Sluder et Wright ont identifié ce type à la suite de nombreux examens microscopiques et histologiques de pièces opératoires. L’inflammation des muqueuses anime un processus qui aboutit à des productions macroscopiques, rouge foncé, non transparentes, résistantes, de surface irrégulière, atteignant parfois le volume d’un gros haricot. Ces lésions refoulent les cloisons cellulaires qui s'opposent à leur progression et mobilisent dans les cas extrêmes l’ensemble de la paroi sinusale. Très souvent, elles ne se limitent pas à la cavité du sinus et affectent en dehors d’elle les éléments muqueux du squelette nasal.
Au point de vue microscopique, on constate un œdè-.