‹ Lésions mutilantes congénitalesChapitre 33 sur 56 · II. — THÉORIES NERVEUSES · texte numérisé non relu

II. — THÉORIES NERVEUSES

Beaucoup d’auteurs, comprenant qu’ils ne pouvaient expliquer par la seule notion du vice du germe toutes les lésions rencontrées, ont invoqué l’action trophique

et génératrice du système nerveux central.

C’est une théorie déjà fort ancienne, puisqu'elle remonte à 1817, époque à laquelle le premier à la

formuler fut Béclard, sous la forme suivante :

« Quant aux mutilations des orteils, elles s’expliquent et par la diminution de l’action nerveuse qui doit être plus marquée dans les parties qui recoivent le plus de nerfs, et par la diminution de la circulation qui doit surtout se faire sentir sur les parties les plus éloignées du centre. »

Déjà, en 1814, Serres rapportait l’absence de renflement lombaire chez deux embryons humains dépourvus de membres inférieurs.

J. Guérin, puis Longuet, en 1875, accordent au système nerveux un rôle prépondérant dans la genèse des amputations congénitales. Les auteurs publient, en effet, l'observation d’un enfant de vingt-deux mois, qui présentait une amputation congénitale de la première phalange du médius droit, un sillon oblique à la cuisse droite, un sillon circulaire au quatrième orteil du pied gauche, un sillon plus superficiel n’intéressant que le derme au troisième orteil.

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