RUES
Ce cas est assez difficile à interpréter. La première idée qui vient à l'esprit est que cette cupule pouvait contenir une des extrémités mutilées, comme un véritable gant, et que les amputations des doigts ou des orteils proviennent de cette incarcération.
Mais l’objection principale est que les lésions portent sur les quatre extrémités, et la pathogénie de cette bride demeure aussi obscure que la formation de celles que l’on rencontre parfois dans la cavité péritonéale. S’agit-il d’un véritable étirement, d’une sorte de clivage qui se ferait au niveau d’une adhérence ancienne? Le fait qu’un pédicule très mince relie cette formation à l’épithélium amnio-
tique du cordon rend la chose vraisemblable.
OBSERVATION n° XXVLI.
(Observation de MONTGOMERY.
Dublin Journal of med. Sciences, 1832.)
Il s’agit d’un fœtus anencéphale. Mais ce qui attira l’attention fut la présence de liens distincts sur les membres. En les examinant soigneusement, il y avait des liens provenant d’adhérences organisées, passant des deux maïns aux deux jambes.
Ces liens, qui ressemblent beaucoup à une sorte de fil appelé « ardi », avaient formé une ligature complète autour du milieu de chaque main, causant une dépression bien distincte là où ils passaient.
La partie de la main située au-dessous du lien était malformée. Des mains, ces liens descendaient aux jambes, qui étaient croisées, et les entouraient d’une façon si serrée,
juste au-dessus des malléoles, que les deux tiers de leur
pe
épaisseur étaient divisés. [Il n’y avait cependant aucune ulcération de la peau.
La mère était en bonne santé,
Accouchement au cinquième mois, d’une grossesse nor-
male,
OBSERVATION n° XXVII.
(Observation de Vicor : Année médicale de Caen, 1901.)
Fœtus féminin présentant un bec-de-lièvre et un sillon à
la partie supérieure du bras droit.
Membre supérieur gauche : sur toute la main, jusqu’au poignet, se trouve une couche conjonctive légère, lâche, transparente, qui enveloppe la main comme un gant, comme une voilette. Cette couche n’adhère pas à la main. Le pouce est normal, replié dans la main. Son extrémité est libre, en dehors de l’enveloppe celluleuse; le médius présente, à sa face palmaire, l’attache d’une forte bride se continuant d’une part sur la paume de la main avec la toile celluleuse, et d'autre part se séparant de la base du médius pour se ramasser en une bride qui va s'attacher à côté de l'insertion placentaire du cordon. Cette bride mesure trois centimètres de longueur. L’extrémité placentaire de cette bride présente deux chefs d'insertion sur le placenta. A ce niveau, elle fournit également plusieurs extrémités libres. Au-dessous de l'insertion digitale de cette bride, le médius présente une face palaire normale à son extrémité inférieure. Cependant, les deux dernières phalanges sont plus volumineuses que normalement. L’index et le médius, vus par leur face dorsale, présentent un étranglement à leur base. L’annulaire et le petit doigt sont amputés, et on n’en trouve
pas de vestige.
RG 6:
Observation n° 23. (T. GEORGETTE.)
Pied varus maintenu par une bride.
Fic. 7.
A gauche (21). Main gauche du sujet 5770 (observation X
A droite (22), en haut: Pied droit du sujet 4595 (observation
XX VIII) montrant les orteils pris dans une véritable gangue fibreuse.
En bas : Main gauche du même sujet montrant les doigts pris dans un voile.
Quelques mois plus tard, les règles disparurent; l’état général s'étant aggravé, une laparotomie exploratrice fut pratiquée (dix-huit semaines après les dernières règles). On trouva un utérus gravide de quatre mois; une césarienne pratiquée, et l’œuf extrait en totalité.
Fœtus masculin macéré, avec placenta et membranes complètes. Dimensions : 87 mm. L’amnios, très mince, se déchire en lambeaux. Les quatre extrémités sont touchées. Les deux jambes sont prises juste au-dessus des chevilles dans un voile fibreux tendu qui les réunit et cloisonne presque la cavité amniotique. Sur la figure, le voile a été déchiré et on voit les deux jambes désolidarisées et entourées chacune d’une collerette, ce qui subsiste du voile primitif. À la jambe droite, ce voile reste inséré autour d’un sillon circulaire profond; à la jambe gauche, le sillon n’est pas complet; la face postérieure du membre est libre.
Au pied gauche, amputation du gros orteil ét amputations dégressives des deuxième, troisième et quatrième orteils. Le cinquième est intact.
À la main gauche, les troisième, quatrième et cinquième doigts sont en syndactylie; à leur partie moyenne, ils étaient entourés par un anneau fibreux épais.
À la main droite, tous les doigts sont noyés dans une masse de tissu d'apparence cicatriciel, et amputés de leur