‹ Lésions mutilantes congénitalesChapitre 45 sur 56 · COTE · texte numérisé non relu

COTE

2° Examen d’un sillon superficiel de l’annulaire (Bar) : « Le fond est ainsi formé : épiderme d’épaisseur normale, derme aminci, formé seulement d’une couche de tissu fibreux; pas de papilles, pas de glandes. »

3° Examen d’un sillon profond du médius : « Lèvre supérieure : au fur et à mesure qu’on se rapproche du fond du sillon, on voit les papilles se déformer; les vaisseaux sont plus larges que dans les parties normales de la peau. Le derme, de plus en plus fibreux, est un peu épaissi; on voit encore quelques glandes sudoripares.

« Fond du sillon : la peau est très modifiée. L’épiderme présente une grande épaisseur. Il semble former plusieurs couches. Le derme forme une masse de tissu fibreux qui se continue sans ligne de démarcation avec le périoste. Au milieu de cette masse fibreuse, on voit un grand nombre de vaisseaux bien injectés, formant un faisceau destiné à établir la communication entre les deux segments de doigts.

« Lèvre inférieure : l’épiderme est très épaissi. On voit que les vaisseaux des papilles offrent la même disposition qu’au niveau des parties saines. Les papilles sont petites. Les orifices des glandes peu nombreux. Les glandes elles-mêmes sont atrophiées. Le derme est très épaissi et présente une structure fibreuse très accentuée. »

Il semble donc que, sans qu’il y eût le plus souvent altération, ulcération de l’ectoderme fœtal au niveau du sillon, le tissu adipeux sous-cutané présente une

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