‹ Lésions mutilantes congénitalesChapitre 47 sur 56 · PATHOGÉNIE DES ÉBAUCHES TERMINALES · texte numérisé non relu

PATHOGÉNIE DES ÉBAUCHES TERMINALES

Ces ébauches ne s’observent que dans deux circonstances :

1° Parfois en aval d’un sillon, au pied ou à la main ;

2° Le plus souvent avec prédilection au pied, où elles remplacent parfois les cinq orteils totalement absents.

Dans le premier cas, le moins fréquent, on a longuement discuté sur ces petites proliférations en verrue, et Dareste a voulu voir dans leur existence un signe des plus frappants de l’influence d’une constriction extérieure. Pour lui, il s’agit là d’un arrêt de développement lié à un facteur externe.

Comme lui, Joachimstal (1900) pensait que le résultat de la strangulation était un arrêt de développement ultérieur de la partie périphérique avec fixation à un stade primitif.

De même, d’après Von Hovorka (1906), il faudrait penser que la strangulation n’a pas été totale, mais qu'il y avait persistance d’une très faible vascularisation qui permettait aux segments distaux de persister sous une forme rudimentaire.

Plus récemment, Debrunner a, lui aussi, insisté sur les ébauches des doigts, les tenant pour une des preuves les plus certaines de la constriction par brides. Il est bien difficile, pensons-nous, d’en administrer la preuve. Le fait est peut-être exact. Maïs une faible

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irrigation peut-elle avoir pour conséquence un développement incomplet ? |

Une objection importante est constituée par le fait que, fréquemment, il n’existe pas trace de sillon, donc de constriction, au-dessus de la lésion.

Nous pensons donc (car nous rejetons: absolument les hypothèses de régénération proposées, entre autres par Simpson), que dans ces cas ces formations représentent soit les débris des extrémités détruites à une période très précoce de leur développement, soit purement et simplement des malformations par atteinte primitive du germe, stérilisation dans l’œuf des centres d'organisation des segments terminaux.

Les adhérences constituées ailleurs qu’autour d’un segment de membre ne peuvent jouer aucun rôle pathologique propre.

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