DRE + LUN
dius de chaque main. Le médius gauche n’avait que deux phalangés, et le sillon siégeait au niveau de la commissure interdigitale.
Vers cette époque, Bérard, Duplay (thèse d’agrégation), Verneuil, Charpentier et Cazeaux s’occupent également de la question.
En 1874, Raschkow publie le cas d’une amputation congénitale incomplète déterminée par le cordon. Menzel rapporte deux nouvelles observations et donne une théorie pathogénique personnelle.
En 1876, Maurice Longuet présente à la Société de Biologie un enfant atteint d’amputation et de sillons congénitaux, de pied bot et de syndactylie. La coexistence de ces malformations lui donne l’occasion d’exposer ses idées sur leur origine nerveuse.
Le 22 novembre 1881, Lannelongue communique à l’Académie de Médecine une observation relatant la marche progressive d’un sillon qui, situé transversalement à l’union du tiers supérieur et du tiers moyen de la jambe, s’était creusé de près de deux tiers de sa profondeur en trois mois. À la naissance, les extrémités des trois premiers orteils du pied gauche existaient encore et se trouvaient reliés, par un simple pédicule, au reste du membre. Mais, vers le dixième jour, ces doigts tombaient successivement. C’est à l’occasion de cette présentation que fut émise l’idée de l'identité des amputations congénitales avec l’ainhum, une curieuse affection décrite en 1867 par le médecin brésilien Da Silva.
En 1882, Bar publie dans les Annales de Gynéco-
. « û 9 , 2 logie, à propos d’une observation d’amputation congé-
nitale, les résultats que lui avait donné l’examen histologique de la lésion.
L’année suivante, le 17 octobre 1883, Reclus présente à la Société de Chirurgie une enfant de douze -mois, atteinte d’une double malformation : pied bot varus à droite, syndactylie des trois orteils du milieu, et qui présentait sur la jambe gauche, à l’union du tiers inférieur avec les deux tiers supérieurs, un sillon circulaire profond. Reclus opéra sa petite malade et la présenta à nouveau en 1886 à la Société de Chirurgie. Le sillon extirpé fut l’objet d’un examen histologique, et la question des rapports avec l’ainhum envisagée une fois de plus.
Vers la même époque, Holmes et Owen donnèrent des descriptions de brides congénitales, considérant les sillons comme la première étape du processus qui peut aboutir à l’amputation.
Trelat combat l'assimilation de ces lésions avec lainhum dans un mémoire adressé à la Société de Chirurgie.
En 1883, d’ailleurs, Rochard et Suchard avaient fait l’examen histologique, l’un de pièces d’ainhum, l’autre de brides congénitales, et avaient conclu à l’existence de deux entités morbides entièrement différentes.
En 1888 paraît la thèse de Rouger (Amputations congénitales et ainhum).
En 1886, Jeannel récuse l’action des brides et incrimine des lésions du genre de la sclérodermie, en publiant une nouvelle observation.
L’année suivante, Horteloup rapporte à la Société de Chirurgie le cas d’un malade qui, outre diverses