OBSERVATIONS
OBSER VATION I
L. C. Armstrong : a case of fracture of the transverse process of the atlas. in New-York Medic. J. t. XLI. 1885, p. 493.
Le nommé H.…, sujet américain, âgé de trente-deux ans, recoit à la suite d’une allercation, au sortir d’une réunion, un coup violent que son adversaire lui porte par derrière avec une batte à jouer au « base ball > ou un autre instrument arrondi et s’affaisse sur le coup. L'auteur, habitant près du lieu de l'accident arrive environ quarante secondes après. La victime ne respirait plus, les pupilles étaient très dilatées et une minute et quarante secondes après le traumatisme, le pouls cessa de battre. On persa, après examen, que les désordres siègeaient à la nuque. |
Ces faits avaient eu lieu le soir etle lendemain matin, l’autopsie fut pratiquée. Sur le corps, on ne relevait aucune marque visible de violence.
Pour découvrir les vertèbres, on mena une incision longitudinale de la 7° cervicale à la protubérance occipitale et on fit une incision transversale au niveau de la 4 cervicale.
Une fois les muscles détachés, et, jusque-là rien d’anormal n'avait été vu,on remarque une quantité inusitée de sang se-
mi-liquide, provenant sans doute d’uue rupture de la veine ver-
LE 5022 tébrale. Le sang une fois épongé, on examina les vertebres et l’on s’aperçut que les ligaments atloïdo-axoïdiens permettaient un déplacement par lequel la moëlle avait été comprimée au point que les fonctions du phrénique avaient élé supprimées.
L'on sépara alors complètement l’atlas et l’axis de leurs connexions naturelles pour les examiner à loisir, ce qui permit de découvrir que l’apophyse transverse droite de l’atlas était fracturée et complètement séparée du corps de la vertèbre, quoique
maintenue par ses ligaments.