OBSERVATION II
Fracture d’une masse latérale de l’atlas.
Marshal (Eancet 1875).
William M... âgé de 28 ans, est admis le 47 décembre 1874 à l'hôpital. Pour nettoyer une fenêtre du second, il s'était tenu sur le rebord extérieur qui était couvert de neige, avait glissé et était tombé sur le sol.
On le trouva sans connaissance, la Lête appuyée sur un bras élendu sous lui et on l’apporta à l'hôpital.
Après l'admission, il recouvra ses sens, mais offrait toujours quelques symptômes de choc. Il y avait une vaste collection de sang à la partie postérieure du muscle occipito-frontal ; on ne put déceler aucune fracture du crâne. Pas de blessure de la peau ; le malade accusait une douleur au niveau des troisième et quatrième vertèbres cervicales ; la tête était tournée du
côté gauche ; etle sterno-cleido-mastoïdien et le splenius du
AT côté droit étaient fortement contractés. IL ne pouvait mouvoir son bras droit, mais pouvait mouvoir ses doigts. Rien d’anormal du côté du bras gauche et des jambes.
On retira de la vessie par cathétérisme une urine claire,acide, contenant quelques traces d’albumine, mais pas de sucre.
Le malade dormit bien. Le 18, il sua abondamment, La langue était chargée et l’haleine fétide. Aucune évacualion depuis l’admission. On ordonne 6 grains de zalomel.
Le malade pouvait à peine mouvoir les doigts de la main droite et avait dans la main gauche tout juste assez de force pour étendre les doigts. — La sensibilité est conservée aux bras et aux jambes, seulement du côté gauche. Pas d’hypéresthésie. {
L'urine ramenée par le eathétérisme, contient une grande quantité de mucus et de pus. À partir de ce moment, la vessie est vidée régulièrement trois fois par 24 heures, mais l'urine s'écoule aussi involontairement.
Le 7 décembre, paralysie complète du bras droit. Le malade peut à peine mouvoir les droits de sa main gauche. De temps en temps, il se plaint de fourmillements quard on touche son bras droit, mais rien de plus. Pas d'anesthésie. La tête continue à être tournée du côté gauche. La conscience est plus obscure ; l'haleine a une odeur particulière ; l'urine conbient du mucus et du pus. La respiration est thoracique ; du côté gauche, en appliquant la main sur le flanc, on peut sentir les mouvements de la partie correspondante du diaphragme, mais rien du côté droit. La nuit, le malade dort mal, est pris de délire auquel succède progressivement du coma qui setermine par la mort.
l'autopsie, on trouva une fracture de la masse latérale droile
SO RE de l’atlas. A ce niveau, il y avait une inflammation et un ramol-
lissement considérables de la moelle s'étendant de chaque côté
jusqu’au sillon longitudinal postérieur.