‹ Lésions Traumatiques de l'Atlas et de l'AxisChapitre 8 sur 47 · SON · texte numérisé non relu

SON

par une solution de continuité suivant seulement la partie la plus déclive des deux goutlières des artères vertébrales.

A droite et à gauche, la fracture a des-bords presque rectilignes, à dentelures très peu marquées ; la direction générale de ses surfaces est de haut en bas et d'avant en arrière.

Au moment de l'examen cadavérique, existe un déplacement remarquable.L’arc postérieur fracturé a glissé en avant et s’est porté au dessus de la demi-gouttiére vertébrale encore atténant aux masses articulaires, de telle façon qu'il est enfoncé dans le coin formé par ces masses articulaires, surplombant légèrement la gouttière vertébrale d’un côté et la partie antérieure de cette goutière de l'autre. Mais le reste de l’arc postérieur a basculé en bas et en avant, s’est enclavé dans l'arc osseux constitué par les masses latérales de l’axis et par son apophyse épineuse légèrement surélevée qui fait obstacle à toute réduction. Les artères vertébraies sont déchirées.

Le ligament occipito-atloïdien postérieur est dilacéré.

Le bulbe est comprimé entre l’axis et le morceau déplacé de

l’atlas. L’os n'offre aucune lésion pathologique ».

Malheureusement lobservation ne dit pas quelle était l'attitude de la femme au moment où elle reçut le coup. Quoiqu'il en soit, cette observation nous montre que l’atlas s’est brisé dans sa partie la plus faible, 14 où l'artère vertébrale se creuse une gouttière aux dépens de l’arc atloïdien.

Cette lésion s’explique donc par les notions élémentaires de mécanique. Mais là où le problème devient fort compliqué, c’est lorsqu'on aborde les observations de fractures simples indirectes de l’atlas et de l’axis.

bé

Ici toutes les surprises sont possibles.

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