i. CoisHEU, La (m tlupagttnis'me, U U, p
î. Orose et la plupart de ses successeurs n'ont jamais paru se douter que le christianisme, je ne dis pas TÈKlist^^ n'avait été assuré de prospérer que du moment où il rooipil avec lejudaïsmcel se toorua vers la civilisation hellénD-lalîne*
Hi»rr»i roclIi'H on imii^^înaîres otMinue» des luntorieil tlv !S(iri toinpH, 11 allait plunlitin el prrtimdait que là cAlumitf^B qui nvaianl Accompagné l'invasion tutrharoN no paruissaiont si «»ponvanUihl«\'< <pio pur ijuVlli^si ('tairnt pn*iionlt*!< ; il snftiKail do palit'iilor i peu ol liienhU dévastations oi niasHurre» pronnij plac»^ dans lo pusné apparaUraiutil aussi anodinn rpj loH pîn>H mullunirs i\r l'hisloiro ancienne dont sonntîn^^ s'ônuail. Cghï la pliilosopliio dn bonlu»nu UirUard; main Ornso <'ru;h<UMl, Il orïlroprcnd dëprod ver ipio non muilonient loHconloniporain» ont tort HO plaindre n'ib houI un pmi lionspilloM, niniN c|ii't doivent se tonir bal lus vX oontents parre que, à te prendro, on m» vil jamais do simple plus ^vrluno, Sd reLU^pcnti% (>roHtM\Niinluri8sablo, Craignant que h^ conlomporaind n'appréciant pa» asse» la douceur ^ vivre au v* sièola, il lonr fait olmervôr cpn^ \v.^ gç vorntniR^nts no «'ocouponl pas sonls h ïiùvo le ba| bfvur dtï l'tKnnmtN la nalnrc ne rntH de la partie. Il y a toujours, nous dil-ii, des invasions do sauLorelU en Afritpie, ç*esl vrai, uuns elles sont nutins vorac (pi'autrefuis el ne funt pins quo de lê|^<*rs doniniii^o Pour un [leu plus, nnu,s anriouH eu la sauterelle |ili [anlhrope. lin Sicile, l'Ktna ne lance plus do tiammett comme autrcrois; s'il continue ^ funior, ou s'attend^ à ce qu'il dîse tjiu* i i*sL pnur servir de pliarc, uiaij non, c'esl alin ([uV)n ne perde pan le sinivenir de aQ aticienuos éruptions el qu'on jouisHc mieux du pluiii d*en Ôtru délivré. Quant aux Goih«, aux Alain»! ai) Vaudales, qui depuis dix ans rava^*'ent Uiut le paj entre lo Rhin et la mor, il laut bitm qu'il en dt| quehpicH mots* Il loH connaît d^uutunt mieux qu*i! lui cmt donuii ta chasse, tendu des iiié^n'H, caus des frayeurs é^)OUvauLableH, et qu'il ne leur aécluqipc
I 270 LESPAGNE CHRÉTIENNE.
} explique les passages des Écritures dont on a faussa
le sens et en cite d'autres où le devoir des prêtres, ei ces malheurs, est très nettement tracé. Il condamn< sans ménagements les évêques d'Espagne, s'il es vrai qu'ils se soient conduits comme on prétend^ Leur devoir était tout tracé; ils ne devaient jamaii se séparer des fidèles ; ils se sauveront, ou bien ili souffriront et périront ensemble. Orose risquait for de perdre sa peine et ses arguments en voulant convaincre de leur propre félicité ces évêques poltrons ses compatriotes. Il avait, au reste, fort à faire, poui leur cacher les misères du temps et dont nous pou vons entrevoir quelque chose dans une poésie que h hasard nous a conservée : « Tout est ruiné, dr l'écrivain inconnu, celui qui possédait cent bœufs n'en a plus que deux, celui qui allait à cheval va è pied. Les champs, les villes ont changé d'aspect. Par le feu, le fer, la faim, par tous les fléaux à la fois, le genre humain périt. La guerre frémit de tous les côtés. La paix a fui de la terre : C'est la fin de toutes ^Jj choses. » Un autre poète contemporain n'est pas plus
I rassuré. « Voilà dix ans, dit-il, que nous sommes
moissonnés par l'épée des Vandales et des Goths. Nous avons supporté toute souffrance » ; Ultimapertulimus. Et qui sait si Orose ne pensait pas et ne parlait pas de même dans l'intimité.
Son enthousiasme de commande pour le triste temps où il vécut est, somme toute, révélateur d'une génération dont les idées sont assez loin de celles
1 que nous avons rencontrées chez les contemporains
du poète Prudence. Si Orose fait un si grand éloge d'un temps rempli d'épreuves c'est que, vraisem-