I.fcs M£mes, michot. ensuite EDOUARD
WlCflOT, entrant.
Monsieur eiroamzelle, v'Ià M. Edouard de Rain\ille, qui demande à vous parier.
LAURENCE, a part.
Edouard!..
SIMON
Lejeune homme au billet., déjà !
MARTIAL, a Michot.
Diles-iuoi donc , vous... et mon habit?
MICIiOT.
Soyez tranquille, il est dans ma It^e... Je vous l'ai promis, et vous l'aurez. (Marial sort) tUOUARD, à Simon en entrant.
Monsieur, je viens de voir M. Rivière, le notaire . il m'a fait part de vos intentions à mon égard , et je me suis empressé de venir vous remercier.
SIMON
Comment donc, il n'y u pas de quoi, monsieur !
LAURENCE
Mon père, je ne comprends pus...
SIMON , l>as a Na fille.
C'est ce monsieur qui nous doit 16,000 francs, c'est le neveu d'un ami de feue ma nièce. (Haut) Monsieur, vous |>ouvcz dormir traiHiuilIe. (souriant) Nous II' vous enverrons pas les huissiers, v’Jà ma ülle qui hérite comme moi, et qui a les mêmes seiiümens.
ÉDOUARn.
J'en suis persuadé...
SIMON
C'est qu'elle a été bien élevée , dans un château où l'on connaît les belles manières... Telle que vous la voyez, avec son petit air... Elle a été courtisée par plus d'un beau monsieur.
LAURENCE, bas â son père.
Qu'est-ce que vous dites donc là ?
SIMON , continuant
Tout le monde la trouvait gentille et bien srarieuse. quand elle était dans la Beaucc; et j’espère qu a Paris , ça s'ra la môme chose.
LAURENCE
Mon père !
SIMON
C’est vrai, ça n*inlére.sse pas monsieur... Il vient pour son billet et pas pour autre chose.
ÉDOUARD
Vous ignoriez, mademoiselle, que j'étaisvotre débiteur, c'est une dette sacrée que mon oncle a contrariée... Pn billet que votre parente avait entre les mains , et que j’espère pouvoir acquittel- avant peu...
LAURENCE, à part. '
Comment, il m’avait caché ce malin? (Haut.) Cela ne presse pas, monsieur, mon père vient de vous le dire , et moi , je me trouve heureuse de pouvoir vous le répéter.
SIMON
Non , monsieur, ça ne presse pas... nous pouvons attendre , nous sommes riches. . . ma pauvre nièce a laissé ilu bien à sesparens. Dieu merci ! celle-là faisait hniineiir à sa famille!.. J'espère bien que ma hile .suivra ses traces.
LAURENCE
Oui , mon père.
ÉDOUARD, à part.
Qu'enlcnds-je ?
SIMON
Ah ! c’est qu'il faut savoir se conduire quand on veut parvenir, quand on veut faire parler de soi... Ma nièce avait tout ce qu'il fallait pour ça , et je suis bien sûr qu'il ne manque rioa à ma fille...
ÉDOUARD, a part
L’ai-jc bien compris?
SIMON, à Laurence.
Tu ne seras pas la première jeunesse de village qui sera sortie de sa coquille pour se faire distinguer à la ville... il faut toujours avoir ta cousine devant les yeux, entends-tu?
MICHOT
Quel bon père!..
SIMON
T'entendras dire ci, t'entendras dire ça... et tu fermeras les oreilles, tu n’écoutem pas les envieux...
MJCUOT.
Avec ça qu’il y en a dans 1* quartier qui iaboteni, qui jabotent sur des choses qui ne les regardent pas.
ÉDOUARD, à part.
Je ne reviens pas de ma surprise !
SIMON
T’auras des diamnns, des bijoux !.. Qu’est-ce qui peut savoir?.. T’auras p't'étre aussi une voilure. si tu sais bien i'y prendre!.. Je n’ peu.x.