‹ Less parens d'une danseuse comédie en un acte, mèlée de chantChapitre 13 sur 23 · I.fcs M£mes, michot. ensuite EDOUARD · texte numérisé non relu

I.fcs M£mes, michot. ensuite EDOUARD

WlCflOT, entrant.

Monsieur eiroamzelle, v'Ià M. Edouard de Rain\ille, qui demande à vous parier.

LAURENCE, a part.

Edouard!..

SIMON

Lejeune homme au billet., déjà !

MARTIAL, a Michot.

Diles-iuoi donc , vous... et mon habit?

MICIiOT.

Soyez tranquille, il est dans ma It^e... Je vous l'ai promis, et vous l'aurez. (Marial sort) tUOUARD, à Simon en entrant.

Monsieur, je viens de voir M. Rivière, le notaire . il m'a fait part de vos intentions à mon égard , et je me suis empressé de venir vous remercier.

SIMON

Comment donc, il n'y u pas de quoi, monsieur !

LAURENCE

Mon père, je ne comprends pus...

SIMON , l>as a Na fille.

C'est ce monsieur qui nous doit 16,000 francs, c'est le neveu d'un ami de feue ma nièce. (Haut) Monsieur, vous |>ouvcz dormir traiHiuilIe. (souriant) Nous II' vous enverrons pas les huissiers, v’Jà ma ülle qui hérite comme moi, et qui a les mêmes seiiümens.

ÉDOUARn.

J'en suis persuadé...

SIMON

C'est qu'elle a été bien élevée , dans un château où l'on connaît les belles manières... Telle que vous la voyez, avec son petit air... Elle a été courtisée par plus d'un beau monsieur.

LAURENCE, bas â son père.

Qu'est-ce que vous dites donc là ?

SIMON , continuant

Tout le monde la trouvait gentille et bien srarieuse. quand elle était dans la Beaucc; et j’espère qu a Paris , ça s'ra la môme chose.

LAURENCE

Mon père !

SIMON

C’est vrai, ça n*inlére.sse pas monsieur... Il vient pour son billet et pas pour autre chose.

ÉDOUARD

Vous ignoriez, mademoiselle, que j'étaisvotre débiteur, c'est une dette sacrée que mon oncle a contrariée... Pn billet que votre parente avait entre les mains , et que j’espère pouvoir acquittel- avant peu...

LAURENCE, à part. '

Comment, il m’avait caché ce malin? (Haut.) Cela ne presse pas, monsieur, mon père vient de vous le dire , et moi , je me trouve heureuse de pouvoir vous le répéter.

SIMON

Non , monsieur, ça ne presse pas... nous pouvons attendre , nous sommes riches. . . ma pauvre nièce a laissé ilu bien à sesparens. Dieu merci ! celle-là faisait hniineiir à sa famille!.. J'espère bien que ma hile .suivra ses traces.

LAURENCE

Oui , mon père.

ÉDOUARD, à part.

Qu'enlcnds-je ?

SIMON

Ah ! c’est qu'il faut savoir se conduire quand on veut parvenir, quand on veut faire parler de soi... Ma nièce avait tout ce qu'il fallait pour ça , et je suis bien sûr qu'il ne manque rioa à ma fille...

ÉDOUARD, a part

L’ai-jc bien compris?

SIMON, à Laurence.

Tu ne seras pas la première jeunesse de village qui sera sortie de sa coquille pour se faire distinguer à la ville... il faut toujours avoir ta cousine devant les yeux, entends-tu?

MICHOT

Quel bon père!..

SIMON

T'entendras dire ci, t'entendras dire ça... et tu fermeras les oreilles, tu n’écoutem pas les envieux...

MJCUOT.

Avec ça qu’il y en a dans 1* quartier qui iaboteni, qui jabotent sur des choses qui ne les regardent pas.

ÉDOUARD, à part.

Je ne reviens pas de ma surprise !

SIMON

T’auras des diamnns, des bijoux !.. Qu’est-ce qui peut savoir?.. T’auras p't'étre aussi une voilure. si tu sais bien i'y prendre!.. Je n’ peu.x.

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