‹ LessingChapitre 139 sur 233 · Voy. Critique liUéraire, cliap. II · texte numérisé non relu

Voy. Critique liUéraire, cliap. II

gne * ; dans son roman satirique et humoristique, Agathon, il défend son poète et d'autres encore qu'on a blâmés, et à tort, de mêler dans la même pièce et dans le même rôle, et souvent dans la même scène, le rire et les larmes, la plaisanterie et le pathétique; car pi^écisément pai* là ces pièces sont des représentations fidèles delà vie.

« En effet, dit Wieland, ces surprises, ces incohérences, ces contradictions, nous les rencontrons à chaque pas dans la vie, où souvent les plus grands effets sont produits par les causes les plus futiles ; où les choses sérieuses sont traitées avec légèreté, les choses insignifiantes avec gravité!

«Et Arlequin, ce personnage si important dans les tragédies comiques, plût à Dieu qu'on ne le rencontrât qu'au théâtre! Combien de fois les plus grands événements sur la scène du monde n'ont-ils pas été représentés avec Arlequin et, ce qui est plus grave, par Arlequin ! Combien de fois les actions les plus importantes, les entreprises les plus sages ou les plus courageuses, n'ont-elles pas été arrêtées ou déjouées par quelque méchant tour d'un Arlequin qui, sans porter sa culotte et sa veste, en avait tout à fait le caractère ' ! »

Cette apologie du théâtre romantique, espagnol et anglais, et aussi du vieux théâtre allemand, n'était pas pour déplaire à Lessing, et la justification d'Arlequin, tentée par lui-même dans la Dramaturgie^^ a toute son approbation. Néanmoins, il ne voit dans l'explication

1. LessiDg, dans la Dramaturgie (n^ 15), loue et recommande la traduction de Wieland.

s. Ibid.

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