Dntmaturgie, d
s. Voir ViUomain : Tableau de la Uuéralure nu xviii* tièeU {leçon IX).
du maître, Orosmane ne doute pas de lui-même. Son orgrueil se refuse à Tidée qu'on pourrait le trahir. Il est au-dessus de la jalousie :
Moi, jaloux ! qa'à ce point ma fierté s'avilisse, Qae j'éprouve l'horreur de ce honteux supplice ' !
Cependant, à un moment donné, la jalousie le saisit et le tourmente comme Othello. Comme lui, elle le pousse au meurtre de celle qu'il aime et qu'il croit infidàle. Mais il ne nous donne pas le spectacle de ses tortures. Il passe plus rapidement du soupçon à la vengeance. 11 y a là assurément une différence entre Voltaire et Shakespeare; une peinture psychologique qui * fait défaut. Seulement, Lessing ne veut pas voir que dans cette tragédie, il n'y a pas que l'amour et la jalousie ; il y a aussi, comme l'a voulu Voltaire, comme il l'annonce luL-méme, il y a la foi, l'enthousiasme guerrier et chrétien, personnifiés dans cette noble et chevaleresque figure du vieux Lusignan, une des créations les mieux réussies de Voltaire. Tout le monde connaît cette belle tirade, toujours applaudie :
Mon Dieu I j'ai combattu soixante ans pour la gloire* !
Cette scène, quelques autres et surtout ce charme de jeunesse, d'héroïsme et d'amour répandu dans foute la pièce, rachètent bien des faiblesses d'invention et de style. Même à travers une traduction pi*obablement défectueuse, ce charme devait opérer sur le public alle-