Voir Corneille, Dheourt de la tragédie, p
mattresse, on ne sait vraiment comment ils s'en til*eront et comment cela finira \ » .
• Assurément on peut parodier les plus belles œuvres, en les analysant d'une certaine manière. Mais il faut avouer que Lessing ici est dans le vrai, et que sa critique porte juste. Sauf cependant que dans une nature exceptionnelle comme CléopAtre (et la tragédie ne nous en montre guère d'autres), des sentiments qui d'ordinaire sont incompatibles peuvent se rencontrer. Seulement il lie s'en tient pas là, et comme conclusion à sa critique, il établit un parallèle antithétique enti'e le poète de génie qui n'aime que la simplicité ; qtd ne recherche que l'enchaînement logique et naturel des effets et des causes ; qui sait si bien proportionner entre eux les sentiments et les actions de 6es personnages, que nous sominés convaincus q[ue, placés dans la même situation, nou9 aurions agi comme eux ; et le mauvais poète, le faiseur ' qui ne veut que nous étonner, et qui pour cela, sans souci de la vérité, entasse les crimes les plus invraisemblables et les plus monstrueux ; emmêle et embrouille les fils de ses intrigues, pour nous jeter de surprise en surprise. On devine dans laquelle de ses deux catégories il range Corneille. Ici, Lessing dépasse la mesure et nous protestons.
. Si Corneille n'avait fait que Rodoqune ou telle autre des pièces qui l'ont suivie, on pourrait n'être pas trop