A Eva Kônlg, juin
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peu s'en faut, tout à fait séparé. • Âufisi préte~t-il Toreille à des offres venues de Vienne, de Dresde, mais qui n'aboutissent pas, et le prince ne paraît toujours pas disposé à donner suite à ses promesses.
Cependant au milieu de ses ennuis et de ses découragements, il n'est pas iuactif. Un esprit conmie Lessing ne peut supporter le repos. Le travail, mâme dans ses plus mauvais moments, est pour lui un besoin et un remède.
Dès les premiers temps de son séjour, il avait fait de précieuses découvertes dans sa bibliothèque et, avec Tautorisation du prince, il en publia un certain nombre •dans une série de fascicules, sous le nom de Beitràge zur Geschichteund LiUeratur, ausdenSchàlzenderherzoglichen Bibliothek zu Wolfenbûttel (Matériaux pour l'histoire et la iittératurey tirés des trésors de la bibliothèque grand-ducaU de Wolfenbûttel). En même temps parurent de nouvelles éditions de ses comédies, de ses fables et de ses poésies légères. Euûn il achève une de ses œuvres dramatiques les plus importantes, Émilia GaloUi, représentée pour la première fois le 13 mars 1772 sur le théâtre grandducal de Braunschweig*.
En outre, les fouilles qu'il continue, lui fournissent Toccasion de reprendre et d'approfondir d'anciennes études. Mais le temps et d'autres occupations ne lui ont pas permis d'achever les travaux commencés, qui sont restés à l'état de fragments et figurent dans ses écrits posthumes. Ainsi il entreprend une histoire de la fable ésopique, et dans ses Réflexions détachées sur l'épigramme (Zerstreute Anmerkungen ùber das Epigramm)^ il complète