BeweU des Geisles und der Kraft
phétie ou d'un miracle. Ces récits n'ont d'autre certitude que celle des récits de l'histoire profane; on n'en saurait conclure aucune vérité rationnelle ou dogmatique. Passer des yérités historiques à des vérités d'un tout autre ordre, c'est commettre un sophisme. Que nous importe après tout si ces miracles sont vrais ou non ! Ne jouissons-nous pas des fruits qu'ils ont produits, et ces fruits ne sont-ils pas excellents! Le christianisme existe ; nous en sentons les bienfaits. Que nous faut-il de plus? « Le paralytique qui éprouve les heureux effets de l'électricité, s'inquiète-t-il des discussions scientifiques sur l'origine de l'électricité, et si c'est Nolet ou Franklin qui l'a découverte ' ? > L'essentiel du christianisme après tout c'est le précepte que saint Jean répétait sans cesse dans l'Assemblée des Anciens : « Enfants, aimez-vous les uns les autres*. »
Un autre champion de Torthodoxie, un haut dignitaire ecclésiastiqfue de Wolfenbûttel, Ress, que Lessing dans sa réponse appelle « mon voisin », ne s'attaque pas non plus à l'éditeur, mais à l'auteur des Fragments, mais au fragmentiste'.
Son attaque porte sur un seul point : la résurrection, qui implique, il est vrai, tout le reste. Le théologien, après avoir analysé une à ime les prétendues contradictions signalées par l'Anonyme, les nie et en conclut l'authenticité du fait de la résurrection. Lessing, qui lui répond par un long écrit {Duplik)^ n'admet pas les prémisses de son adversaire. Ces contradictions existent, et il le lui prouvera en les examinant à son tour. Mais