‹ LessingChapitre 214 sur 233 · Die Auferstehung Jesu, etc · texte numérisé non relu

Die Auferstehung Jesu, etc

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il n'admet pas sa conclusion. Les contradictions dans les récits des évangélistes ne prouvent rien contre le fait lui-môme, pas plus que les divergences entre les historiens profanes sur tel événement ne prouvent que cet événement n'a pas eu lieu. Le résultat général du récit des évangélistes, la résuireclion elle-même, subsiste ; elle nous est acquise, pom*quoi demander plus ? « Quel est Tinsensé qui fouillerait curieusement les fondements de sa maison, uniquement pour s*assurer de sa solidité ! Il est inévitable que le bâtiment se tasse à tel ou tel endroit. Mais que les fondements sont solides, j'en suis sûr, puisqu'il est debout depuis si longtemps, et j'en suis même plus sûr que ceux qui en ont vu poser les fondements ^ »

Lessing signale ici les efforts maladroits, les subterfuges jésuitiques, les explications arbitraires, auxquels les défenseiu*s de la TfUopneustie ont recours pour sauver la vérité du christianisme, qu'ils croient faussement compromise ! « Quand cessera-t-on de vouloir attacher à un fil d'araignée l'éternité tout entière? » Pour- <Iuoi faut-il que les honmies ne veuillent pas se contenter de ce qu'ils ont sous les yeux ? La religion, nous 1 avons, celle qui a triomphé sur la religion païenne et sur la religion juive, par la prédication du Christ ressuscité; et cette prédication n'aurait pas été trouvée suffisamment digne de foi, parce que nous ne sommes plus aujourd'hui en état d'en donner des preuves historiques tout à fait complètes !

Cette thèse de Lessing, qui fait le fond de sa réponse, est d'ime importance capitale. Elle reviendra dans la

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