I. Lettre^ {Œuvre», vol. 5. Ed. M.), a. Ihi
comme par hasard {sich hineingeflocfUen zu haben)j tant il est Trai que la nature est le sceau du génie, le soutien du goût et l'âme de ^harmonie^ » Un autre poète anacréontique, Tabbé de Ghaulieu, est aussi loué par Lessing, en Trai disciple d'Ëpicure : « Ghaulieu est un des rares poètes qui sont le produit de la nature et d'un penchant dominant pour la volupté. Il a chanté avec cette grâce légère et ce feu divin; qui ne sauraient jamais être un effet de Tart... Cette volupté qui l'animait n'est pas, comme on le croit d'ordinaire, un penchant particulier, mais une rare et précieuse réunion de tous les penchants qui peuvent rendre notre vie heureuse, si on sait la maintenir dans les bornes voulues. A cela s'ajoute encore un grand amour de la liberté, mais qui ne doit pas dégénérer en licence ; une tendance généreuse de rame à mépriser le bonheur qui nous fuit et à profiter sagement de celui qui nous tombe en partage ; une disposition particulière à la gatté et à ce genre de moquerie, qui plaît même à celui qu'elle vise. »
Ailleurs cependant, Lessing oublie l'admirative sympathie qu'il témoigne à la poésie anacréontique et voluptueuse. Le moraliste reprend ses droits, et flétrit « ces écrits nombreux en France qui minent la religion et qui, par des images séduisantes, insinuent dans les cœurs la plus détestable volupté ». Personne ne le contredira et l'ouvrage qui lui inspire ces réflexions est une de ces productions clandestines qui n'ont pas même l'excuse du talent*.