Veber die Lehre des Spinoza in Britfen, p
2. Pour i'ialelligeace de la Philotophie de Jacobi, peu connue encore en France, voy. Touvrago de M. Lévy Brûhl, La PhUoêopkiê de
Jacobi.
d'un éternel ennui, dont îl ne peut absolument supporter ridée ^
Il se représente le Dieu personnel, comme Tâme du Tout, et ce Tout d'après l'analogie d'un corps organique '.
Quant à la liberté, à laquelle Jacobi tient autant qu'à l'existence de Dieu, Lessing lui déclare qu'il peut s'en passer; il ne peut l'admettre, et si Jacobi < s'exprime presque aussi catégoriquement que la diète d'Augsbourg, lui, il parle comme un honnête luthérien, et accepte cette opinion, taxée d'erreiu-, de blasphème, et plus bestiale qu'humaine : qu'il n'y a pas de volonté libre*».
Cet entretien dont nous citons les points principaux, négligeant les détails, très intéressants d'ailleurs, fut communiqué par Jacobi à Mendelssohn, deux années après la mort de Lessing, par l'entremise d'Elisa Reimarus, leur amie commune. Mendelssohn, qui croyait connaître Lessing mieux que Jacobi, fut très étonné, très affecté de cette communication; il n'avait jamais, du vivant de Lessing, soupçonné chez lui ces tendances spinozistes. Il s'en inquiète et s'en efTraie ; car il nourrissait à l'endroit de Spinoza quelques-uns des préjugés de son temps. Il demande des explications; il veut savoir dans quel sens et à quel point de vue Lessing a pu adopter comme sienne la doctrine de Spinoza. Il souhaite qu'un débat public, auquel il s'engage, fasse la lumière sur cette grave question. Mais il veut d'abord étudier bien à fond le système de Spinoza, préparer sa défense et établir le
stalwn controversiœ. Jacobi n'attendit pas que Mendels-
1 Jacobi, ibid., p. 6i.