Amsleidam, i7fii
prompt à la riposte, année de raillerie et d'ironie. On voit qu'il est d'instinct sympathique aux esprits indépendants, sincèrement chercheurs et oseurs, hors des voies battues; franchement hostile, par contre, aux routines traditionnelles, aux idées officiellement impo*sées et maintenues ; antipathique à l'esprit de secte et de coterie ; ne relevant que de lui-même, n'aimant et ne cherchant que le vrai ; mais ne voulant le voir que dans Tordre des conceptions claires, évidentes, à l'épreuve de la logique ; et se dé&ant trop des révélations que nous devons aux intuitions du sentiment et aux aspirations intimes de Tâme.
Ces traits, il est vrai, ne sont pas très marqués encore. Ils sont visibles cependant. Les qualités du jeune critique n ont pu se développer suffisamment dans les bornes éti-oites d*un compte rendu de journal. Son esprit, obligé de se disperser sur une grande variété de sujets, n'a pu s'arrêter et se concentrer sur aucun. Mais dans les Lettres sur la Littérature, les matières sont d'ordre purement littéraire et philosophique. Ce seront encore les auteui*s en vue : Gottsched, Wieland, Klopstock et quelques autres, dont il aura à analyser les ouvrages et discuter les idées. Mais dans ce cadre plus restreint quant aux sujets, il pouri*a s'étendre, creuser en profondeur, donner libre camère à son esprit, faire la guerre aux fausses théories, aux erreurs du goût, aux mauvais écrivains; en un mot faire sérieusement œuvré de critique et de réformateiu:.