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PRÉFACE. XI

rie ; et c'est par la critique et la théorie que Tesprit allemand développera ses facultés originales et créatrices. La critique sera T instrument de toutes les réformes, de tous les progrès que réalisera le xviu* siècle. .L'âme de la critique, c'est la philosol)hie qui, au début du siècle, sort pour la première fois des Universités, pour pénétrer dans le public. L'éducateur philosophique de TAUemagne, c'est Wolf,dontladootrine, exposée en langue allemande, a rendu accessible aux intelligences moyennes la philosophie de Leibnitz exposée sous une forme à la fuis affaiblie, systématique et populaire. L'influence de Wolf a été immense. Tout le mouvement philosophique du siècle se rattache plus ou moins à lui.

Il a donné naissance à cette Philosc/phie populaire {Popularphilosophie) i Philosophie du bon sens, propagatrice des lumières, émancipatrice des intelligences, qui trouvera à Berlin, fcfous le gouvernement libéral et éclairé de Frédéric le Grand, son centre de propagande. Cet esprit philosophique, critique et réformateur, pénètre tous les domaines de la pensée : littérature, poésie, beaux-arts, éducation, religion; les soumet au libre examen, au souverain contrôle de la raison, pour les soustraire à l'empire de la tradition, de la routine, à l'autorité théologique, et pour les établir sur leurs fondements naturels et rationnels.

L'exégèse biblique, la critique scientifique des

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