‹ LessingChapitre 38 sur 233 · La · texte numérisé non relu

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2. Cet espoir du s^est paa réalisé. Les Iragddies de Wioland sont ses plus faibles productions.

3. Plus tard Lessing trouva encore Toccasion de louer Wieland. Dans

Après Wleland, vient le tour de Klopstock, dont les œuvres continuaient à passionner le public, à diviser la critique, suscitant d'un côté des admirations enthousiastes, de Tautre des attaques haineuses. Lessing ne pouvait pas, dans une revue de la littérature courante, passer sous sileuce une personnalité si importante, si en vue, autour de laquelle gravitait en ce moment le monde littéraire de l'Allemagne.

A propos d'une recension du Messie, dans la BMiothek der schônen Kùnsle und WL^senschaflen (de Nicolaï sans doute), il avoue que sur plusieurs points elle ne Ta pas satisfait et il prend la défense de Klopstock contre le critique de la Bibliothèque. Il trouve d'abord qu'on n'a pas rendu justice à sa dissertation placée en tête de la nouvelle édition du Messie (parue à Copenhague en 1755), sm* V Imitation des mètres grecs en ailemand. Cette dissertation, quoique incomplète, lui paraît excellente. Il la regarde comme im modèle « dans l'ait d'écrire sans pédantisme sur des minuties grammaticales ». Le prosatem* chez Klopstock parait donc, à ses yeux, supérieur au poète*, qu'il n'avait loué antérieu-

la Dramaturgie, il cite un passage dM^oxAoïi, en l'accompogaant d*iino apprécialioD très flatteuse du talent do Touteur, et dans un autre endroit encore, il recommande la traduction do Shakespeare de Wieland comme la meilleure alors existante. (V. Cli. Critique dramatique)

1. Cet éloge peut s'appliquer tout au plus à cette dissertation et à quelques autres qui traitent de sujets esthétiques et littéraires {der ariêehieehê Hexameler, — Die Spraehe der Poésie), Quant but -Entre' tieru Grammaticaux {Grammatieehe Gesprâelte) de Klopstock, Goethe en

rement et qu'il ne louera encore qu'avec réserves et rdstrictlons. Quant au poème du Messie, écrit en hexamètres, le rédacteur de la Bibliothèque attribue à Klopstock le mérite de les avoir, sinon employés le premier, d'en avoir du moins définitivement conçacré l'emploi j et de leur avoir donné le droit de cité dans la poésie. Déjà Gottscbed, et après lui, Haereus, le poeta laureatus de la Cour de Vienne \ avait fait des hexamètres. Mais Lessing remai'que qu'avant eux déjà, Fischart, le traducteur de Rabelais, dans un supplément poétique ajouté au 2* chapitre de sa traduction de Gargantua, en avait donné des exemples. Lessing se trompe ici. Avant Fischai*t, Conrad Gessner, l'érudit Zurichois, dans son Mithridates, a employé ce vers et Gottsched les cite dans sa grammaire '.

Le critique auquel répond Lessing avait encore reproché à Klopstock d'être souvent inintelligible, de brouiller la construction de sa phrase, au point de faire perdre de vue les rapports natiu*els des idées, et de ne plus se faire comprendre. Lessing reprend le passage incriminé (il faut reconnaître qu'il est passablement enchevêtré'), et rétablit la construction logique, qui

a dit : ■ lU n*oat été écrits que parce que cet homme n*aTait aucune occupation sérieuse. •

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