‹ LessingChapitre 41 sur 233 · Lettre · texte numérisé non relu

Lettre

f. Deux années aapaTavaDt(2 octobre 1757), Leasing écrivait à Glcim : ■ One dites- vous des poésies religieuses de Klopstock ? Si vous les jugez (léfaToniblement, je douterai de vos sentiments chrétiens; si favorablement, de votre goût. Que préférez-vous? •

riche trésor de pensées et d'idées qui a produit ces émotions, et qui Ta mis lui-même dans cette sainte extase, il est impossible à ses lecteurs d'éprouver les sentiments qu'il a éprouvés lui-même. Le poète a, comme dit le proverbe, tiré l'échelle après lui, et nous a donné des poésies qui sont si pleines de sentiment, qu'un lecteur mal préparé souvent ne sent rien du tout*. » .

Lessing a touché du doigt le défaut principal de la poésie de Klopstock. Son jugement, qui est en même temps une explication psychologique très exacte du mécanisme intérieur qui met en communication l'âme du poète avec l'âme du lecteur, a été souvent reproduit depuis. Mais Lessing a-t-11 tout vu, tout compris dans le génie de Klopstock? N'y a-t-il pas telles beautés qui lui échappent ; et pourrait-il expliquer pourquoi, malgi-é ces défauts qu'il signale avec tant de précision, cette poésie a eu pendant assez longtemps une action si puissante sur les âmes de toute une génération, à qui le poète a su commimiquer la ferveur et l'enthousiasme religieux qui le possédaient lui-même' ?

Au surplus, ce jugement sur Klopstock n'est qu'un épisode de la campagne entreprise dans les Lettres

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