I. Leltre
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rencontrait autour de lui, explique également la polémique acharaée qu'il engage contre Gottsched et ses partisans, injuste quelquefois à Tégard du chef, dont il ne veut voir que les défauts, dont il méconnaît les services réels rendus par lui à la littérature allemande.
La précision, la rigueur logique, la sincérité dans la pensée et dans l'expression, voilà les qualités maîtresses de Lessing qui s*affîrment dans ses Lettres. Ce sont celles aussi qu'il exige de tous ceux qui tiennent une plume, qui travaillent à l'instruction et aux plaisirs du public.
Les pensées vagues et obsciu^es, qui sont bien souvent des pensées fausses qui craignent le grand jour ; les erreurs et les sophismes provenant de l'ambiguïté des termes et de la confusion volontaire ou inconsciente des idées, Lessing les attaque, les pourault, les démolit impitoyablement. Témoin, la polémique contre le Censeur du Nord, contre son christianisme sophistiqué, contre ses hérésies philosophiques et pédagogiques. Témoin aussi, sa critique acerbe de Wieland, et du mélange hybride de mysticisme religieux et de bel esprit mondain, auquel sacrifiait alors le jeune poète. Dans ces polémiques, se révèle avec éclat à la fois la justesse d'esprit, le ferme bon sens de Lessing, et en même temps son habileté et sa force dialectiques. Le même besoin de netteté dans la pensée et de précision dans la forme, dont son style donne un magistral exemple, le rend plus sensible aux défauts qu'aux beautés de la
1. Lcseiog prend vis-à-vis de Klopstock ratlltade qu'il se prescrit à lui-même, comme critique, vis-à-vis des maitres, celle de • Tadmiration mêlée de doute • (bewundfmd Zweifeln),
poésie de Klopstock, qui se perd dans les sphères éthérées et ne parvient plus à prendre pied sur terre. Néanmoins il distingue KIopstock de ses vulgaires imitateurs, et pressent en lui, malgré tout, le génie d'un poète et Tespoir de la littérature allemande. De même il ne ménage pas les encouragements et les éloges, là où il croit entendre les accents de la vraie poésie, dans les Chants d'un grenadier de Gleim, dans le poème de Cissides et Poches de son cher Kleist.
Les biographes de Lessing ont attribué à Tinfluence excitante de la guerre de Sept ans, le ton agressif et belliqueux des Lettres ; cette ardeur de combat qui va de Favant sans crainte et sans ménagements, qui ne sait pas, ne veut pas se contenir ; ne craint pas d'aller trop loin, de dépasser parfois le but ; qui se bat pour le plaisir de se battre, et préfère aux joies de la victoire celles de la lutte. Mais il n'est pas nécessaire de chercher ici des causes extérieures. Nous les trouvons dans Lessing lui-môme, dans ses instincts innés de batailleur, dans son tempérament créé, armé pour la lutte, pour qui la discussion est un besoin, un. plaisir, une nécessité même ; car il n'aiTive à bien posséder ses idées qu'en combattant celles des autres. Tel nous trouvons Lessing dans les Lettres, tel nous le retrouverons dans le Laocoon, dans la Dramaturgie, dans VAnti-Gôtze, Seulement là, la polémique s'appuie sur un fond d'idées et de principes, sur une doctrine. Ici, cet élément dogmatique se dissimule. Lessing s'attaque moins aux idées qu'aux personnes qui les représentent, aux mauvais écrivains, aux propagateurs de sophismes et d'errem*s. C'est un nettoyage, par lequel doit débuter tout critique qui se pose en réformateur et en révolutionnaire.
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Les Lettres ne sont donc pas un traité. Elles ne sont pas davantage un tableau complet de la littérature de Tépoque. Sous ce rapport, elles n'ont pas tenu tout à fait ce qu'elles promettaient. Plus d'un nom, plus d'une œuvre qui devait y figurer, n'y paraît pas jet l'on a pu dire avec raison que les Lettres, si Frédéric le Grand les avait lues, n'auraient pu que le confirmer dans son dédain de la littérature allemande. Seulement, si la matière de l'œuvre est parfois d'une médiocre valeur, partout et toujours, l'ouvrier est un maître ; et le Roi aurait pu constater que l'Allemagne, d'ores et déjà, possédait un critique et un écrivain, capable de relever la littérature nationale, et de lui donner les qualités qui lui manquaient.
La môme année où parurent les Lettres, parut une autre œuvre, d'un caractère plus didactique et dogmatique : les Dissertatioiis siât la Fable qui, avec la tragédie de Philotas, terminent cette première période de la vie littéraire de Lessing.
Dissertations sur la Fable.
Si les travaux précédents de Lessing, et aussi ceux qui suivent, offrent uu caractère fragmentaire, non pas sans imité réelle et substantielle, mais sans liaison extérieure, sans enchaînement visible des parties, les Dissertations sur la Fable nous présentent sur une question spéciale, il est vrai, une théorie complète, un véritable traité, systématiquement ordonné. Ces dissertations sont au nombi'e de cinq et traitent successivement : < de la nature de la Fable ; de l'emploi des animaux
dans la Fable ; de la division des Fables ; de l'exposition des Fables; d'une utilité particulière des Fables dans les écolesS »
On peut s'étonner d'abord que LeBsing consacre un travail assez important à un genre secondaire, et que lui-môme, quoiqu'il s'y fût exercé avec succès, et qu'il y eût réfléchi souvent et de bonne heure déjà', ne considérait cependant pas comme essentiellement poétique, mais comme un genre mixte, comme la limite commune de la poésie et de la morale (GemeinschafUiclier Rain der Poésie und Moral). Mais il ne faut pas oublier que la fable était fort en honneur et en vogue au xviii' siècle. Les fabulistes étaient nombreux', et le premier d'entre eux, un des poètes les plus populaires de l'Allemagne, Gellert, a dû la meilleure part de sa célébrité à la gaieté, à la bonhomie malicieuse, à la morale honnête et édifiante de ses fables. Les théoriciens littéraires, de leur côté, lui accordaient une grande importance. Pour Gottsched, qui vise surtout à l'utile sous une forme agréable {utile dulci), et demande à la poésie, avant tout, des leçons de sagesse et des règles de conduite, la fable est le premier des genres poéti-
1. Ces dissertalioru parurent en 1769, précédées de trois livres de fables.
s. k Leipzig, à rUnlveralté, grâce à renseignement de Christ qui s'était particulièrement occupé d*Ésope et de Phèdre, Lessing avait étudié le fabuliste latin et tous ses imitateurs modernes. A Wolfenbijttel, comme bibliothécaire, il s'occupa encore de la Fable et travailla à une Histoire de la Fable ésopique. Sa dissertation sur les Fables det Minnesànger, date de celte époque. Elle a paru dans le premier fascicule des publications tirées de la bibliothèque de Wolfenbiitlel.
3. Le savant historien de la littérature allemande, K. Gœdeke, en compte jusqu'à cinquante-six.
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ques. Aux yeux des Suisses qui, plus avancés que Gottsched, placent la poésie dans l'imagination et dans le merveilleux, mais lui assignent tout de même comme but Tinstruction morale, la fable, entre toutes les formes poétiques, a l'avantage de satisfaire à la fois la raison qui demande à être éclairée, et l'imagination qui trouve, dans le spectacle d'aiiimaux doués d'intelligence et de
parole, ce merveilleux dont elle est avide.
On voit que dans la Poétique de ces deux écoles rivales et opposées sur presque tout le reste la fable occupe la place d'honneur. Il est vrai qu'on confond sous ce nom l'épopée et la fable proprement dite, l'apologue, comme étant l'un et l'autre le récit d'une action. Mais cette erreur même, une des plus graves de l'esthétique de cette époqpie, car elle mettait sur la même ligne Homère, Virgile, Phèdre et Gellert, montre précisément la haute idée qu'on avait de la fable.
Il y avait donc pour Lessing un intérêt d'actualité à la soumettre à un examen sérieux, à en fixer les principes, à en faire la théorie. S'il ne réfute pas directement celles de Gottsched et de Breitinger, du moins, en donnant une définition précise du genre, en le circonscrivant rigoureusement, trop rigoureusement, empêchera-t-il qu'on en étende trop complaisamment les limites et qu'on en altère le caractère propre. Pour Lessing d'ailleurs, il n'y a pas de question secondaire. Tout ce qui peut exercer sa pensée, provoquer la discussion, faire jaillir des idées, ouvrir quelque vue nouvelle, détruire quelque erreur traditionnelle, sollicite son intérêt et Fa curiosité.
Dans ces disseilations sur la fable, il suit encore sa méthode favorite. C'est en discutant les opinions d'au-
trui qu'il trouve celles qui lui semblent vraies. La vérité pour lui natt de la contradiction même.
Après avoir commencé par ôtab'ir une division peu importante et toute formelle , entre les fables simples qui ne contiennent qu'une vérité générale, et les fables composées, qui appliquent en outre cette vérité à un cas particulier, Lessing passe t>uccessivement en revue, pour les rejeter l'une après l'autre, les définitions qu'ont données de la fable plusieurs fabulistes et critiques pour arriver ensuite, par élimination, à sa propre définition, dont nous aurons à notre tour à apprécier la justesse.
Lamothe définit la Fable : « Un enseignement caché sous Tallégorie d une action. » Mais alors Tarquin, à qui son fils avait envoyé un messager pour le consulter sur la conduite à tenir à l'égard des habitants de Gables, et qui pour toute réponse se mit à abattre les têtes des pavots dans le champ qu'il parcourait, Tarquin aurait donc fait une fable ! Évidemment non, pas plus que le père qui recommandait à ses fils les bienfaits de l'union, en leur montrant un faisceau de bâtons, qu'on ne pouvait briser qu'en les séparant. Ce sont là des actions, et la fable n'est pas ime action, mais le récit d'une action. Ensuite, Taction de la fable n*est pas ime action allégorique. L'allégorie ne dit pas directement ce qu'elle semble dire. Elle établit une relation d'analogie ou de similitude entre une action et un précepte moral, qu'elle présente ainsi symboliquement. Mais la fable ne procède pas ainsi. Elle n'établit pas une simple analogie entre le fait raconté et la leçon sous-entendue. Elle représente, dans un fait, ime vérité générale, dont ce fait n'est qu'un cas particulier, et comme une incarnation
individuelle. Ainsi, dans la fable du Corbeau et du Renard, le renard n'est pas le symbole de la ruse ; il est la ruse elle-même, personnifiée. Quand il s'empare du fi*omage, on ne peut pas dire qu'il y a analogie entre son action et le précepte : que tout flatteur vit aux dé* pens de celui qui l'écoute. La fable n'est donc pas une allégorie. Le mot < instruction > aussi est ti*op large. La fable vise surtout à la leçon morale, et toute instruction n'est pas morale. Un autre fabuliste français, Richer, donne une définition de la fable également défectueuse: « La fable est un petit poème qui contient un précepte caché sous une image allégorique V » Mais à ce compte, chaque emblème, chaque représentation symbolique, serait une fable. L'image ne peut représenter un objet que dans un seul moment, dansime seule attitude. Elle ne peut pas nous montrer tous les changements successifs, toutes les transformations que subit cet objet. On peut bien, dans une image, reconnaître une vérité moraie, comme, par exemple, dans l'image de Tantale, dévoré de soif au milieu de l'eau; et cependant ce n'est pas là une fable. La fable demande une suite d'images concourant à un but unique, et c'est là ce qu'on appelle une action. L*action est une suite de changements qui forment un tout, et l'imité de ce tout résulte ie la concordance de toutes les parties en vue d'un but final. L*action, voilà donc la substance de la fable. Cette vérité énoncée ici par Lessing est très importante. U retendra bientôt à la poésie tout entière, et lorsqu'il
1. Lessing, en critiquant cotte définition, substitue très arbitrairement au root précepte employé par Ricber, celui de règle, qu'il trouve avec raison trop étendu, car tout métier, tout art a ses ré^Ue — et dans la Fable il ne s*agil que do leçons morales.
ajoute qu'une fable qu'on peut peindre n'est pas une bonne fable, car toute action est un changement, une suite de moments successifs, et ne saurait par conséquent être représentée dans un tableau, il indique d'avance le principe fécond qui sera développé dans le Laocoon, Toutefois, le sens du mot action a besoin d'être lui-même bien établi, pour convenir à la définition de. la fable. Selon Le Batteux, qui définit simplement la fable : le récit d'une action allégorique ; supposant sans doute que l'épithète allégorique implique l'idée ^'une moralité qui y est contenue, l'action ne serait qu'une entreprise conduite avec choix et dessein, et qui ne convient qu'à des êtres raisoimables. Si cette définition était vraie, les neuf dixièmes des fables existantes devraient être supprimées ; car dans la plupart, l'action qui en fait le fond, n'est pas précédée de délibération, et n'est pas faite en vue d'un but déterminé.' Par exemple : Le cerf se mire dans ime onde pure ; il rougit de ses maigres jambes et s'enorgueillit de sa belle ramure. Soudain derrière lui, retentit la chasse. Grâce à ses maigres jambes il peut se sauver dans le bois. Mais sa belle ramure s'embarrasse dans les branches et il est pris. Voilà bien une action. Mais où est le choix, la délibération, l'intention? L'action principale, ici, est dans le faux jugement que le cerf porte sur lui-même ; rien de plus. Tout le reste est accessoire. Ainsi d'un grand nombre de fables, auxquelles ne convient pas la définition de Le Batteux, qui confond évidemment l'action de la fable avec l'action du drame et de l'épopée. Ici, le poète se propose surtout d'exciter les passions, et il ne le peut le faire que par le spectacle des passions représentées sur la scène. Mais il ne peut mettre ces passions
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en scène et aux prises, qu'en leur donnant un but a atteindre, des obstacles à franchir ou à éviter. U faut donc que les personnages, en qui s'incarnent ces passions, agissent avec choix et intention, en vue d'un but déterminé. Le fabuliste, lui, n'a rien à voir avec nos passions. Il ne veut agir que sur notre intelligence, nous enseigner une vérité morale, qu'il nous rend sensible par le récit d'une action. Mais cette action n'implique pas nécessairement, chez les personnages qui agissent, la conception d'un but à atteindre, d'une intention à réaliser. Ils n'agissent jamais saus motifs, car ce sont des êtres censés raisonnables. Seulement ils n'agissent pas nécessairement avec l'idée intentionnelle d'un but qu'ils poursuivent. L'auteur de la fable, lui, a une intention et un but. Mais les acteurs peuvent très bien n'en pas avoir, sans que la fable elle-même soit sacrifiée. '
Lorsque la vérité morale, incamée dans l'action de la fable, est devenue sensible pour nous, la fable est terminée. Le fabuliste a réalisé son dessein; et peu nous importe que l'action, qui n'est ici qu'un prétexte, ait un dénoûment ou non. Lorsque le récit a mis en lumière la vérité morale qu'on veut nouB enseigner, les personnages mis en scène ne nous intéressent plus. Nous ne désirons pas savoir, nous ne demandons pas ce qu'ils deviendront, ni comment finit l'histoire ei si même elle finit. Dans le drame et dans la comédie, au contraire, nous demandons un dénoûment; l'action et les personnages uous intéressent pour eux-mêmes, et nous ne sommes pas satisfaits si on ne nous laisse pas entrevoir leur sort. Lessing veut donc, et c'est là une distinction très juste et très féconde, qu'on n^entende pas seulement par
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action, un desseia conçu, délibéré, exécuté et achevécomplètement, mais qu'on étende ce mot aux changements, aux mouvements intérieurs de la pensée, aux actes du jugement et du raisonnement, comm& dans la fable du Cerf, dont le faux jugement seul est cause de sa perte ^ Mais domme l'habitude du langage a consacré le sens ordinaire et courant du mot action, Lessing propose de dire que la fable ramàne une vérité générale à un cas particulier, qui comprendra alore les deux acceptions dont le mot action est susceptible. Arrivons enfin, à travei*s cette longue et laborieuse revue des différentes définitions de la fable, à celle qui, évitant tous les défauts des autres, sera la plus exacte, la plus complète, la seule vraie, c Dans la fable, une vérité morale sera, non pas cachée ni déguisée sous l'allégorie d'une action, mais ramenée à un cas particulier, de telle sorte qu'on n'y découvre pas seulement une analogie avec la vérité générale, mais (ju'on l'y voie représentée elle-même tout entière ; car le général n'existe que dans le particulier et ne peut devenir visible pour l'intelligence que par le particulier. En outre, il faut que ce cas particulier, auquel on ramène la vérité générale, ne soit pas présenté simplement comme possible, mais comme un fait concret, réellement airivé ;
1. Leasing va plus loin encore et blâme les critiques qui oatendent Vaelion seulement dons le sens matériel, dans les actes extérieurs et Tisibles, qui s'accomplissent dans Tespace. c II n*y a d'action pour eux, dans un dm me, que lorsque Tamoureux tombe aux genoux de sa belle, que celle-ci s'évanouit, que les héros se battent, et, dans la fable, lorsque le renard bondit, le loup déchire, etc., et qui ne comprennent pas que toute lutte des passions, toute succession do pensées, dont Tune détruit Taulre, est une action. » Celte réQexion est d'une grande portée pour la conception et la théorie du drame.
autrement ce ne serait qu'un exemple, comme ceux dont se servent les sciences dans leurs démonstrations. Comme la fable n'agit sûr Imtelligence que pour agir par elle sur la volonté, cette action sera plus efficace si la vérité lui est représentée concrètement dans un fait réel*. »
Il faut ne pas connaître la nature d'esprit de Lessing, pour s'étonner de le voir sur un sujet d'importance secondaire, déployer un si grand appareil de discussion et de distinctions logiques, pour aboutir à sa formule. Mais, quel que soit le sujet dont il s'occupe, il ne procède jamais autrement. Par la réfutation et l'élimination des opinions fausses, il arrive à former sur un sujet donné la définition qui lui semble la vraie. C'est la méthode socratique appliquée à la critique littéraire ', ei nous n'avons pas voulu abréger ni supprimer cette longue enquête instituée par lui, parce qu'elle est caractéristique de son esprit et de sa méthode.
Nous n'apprécions pas pour le moment la valeur de la définition de Lessing, et jusqu'à quel point en l'établissant il est conséquent avec lui-même. Cette appréciation sortira d'elle-même de l'analyse des Dissertations, que nous continuons.
Dans la seconde de ses dissertations, Lessing explique la raison de l'emploi des animaux dans la fable. Le Batteux, dans sa définition, admet comme chose naturelle et convenue, que les animaux sont les acteurs de la