Lettres
2. Il avait probablement échangé quelques lettres avec lui lors de la traduction de ses ouvrages, pour laquelle Klotz avait écrit la préface.
nom les tableaux inspirés par Y Iliade; dans le Laocoon même je les ai cités; Fabricius, dans sa Bibliothèque grecque, en cite encore davantage, mais tout cela prouve-t-il que les anciens artistes les ont peints comme Caylus veut que les artistes modernes les peignent, en se tenant étroitement aux descriptions d'Homère? Les Anciens ont travaillé dans l'esprit d'Homère, Caylus veut qu'on fasse des tableaux pour illustrer Homère. » Il est évident que Klotz n'avait pas compris Lessing ou bien qu'il l'a attaqué pour défendre « son ami » Caylus. Rien n'est plus usité, en effet, aussi bien dans les cercles des amis des arts que dans les académies, que de proposer des sujets traités par Homère. Le cercle artistique de Weimar, Gœthe en tête !, notre Académie des beaux-arts proposaient et proposent encore souvent de tels sujets ; mais quel peintre digne de ce nom copierait servilement Homère? Quelle serait la différence entre le poète et l'artiste? Le Laocoon contient à ce sujet des remarques aussi vraies que spirituelles, et Lessing dit avec raison que les exemples cités par lui expliquent en quoi les artistes ont lutté avec Homère et comment ils ont atteint leur but d'une manière toute différente, manière dont personne avant l'apparition du Laocoon ne se doutait. Ainsi Homère représente la beauté d'Hélène par l'effet qu'elle produit sur les vieillards de Troie ; Zeuxis la pei-