Der vaticanische Apollo, p
2. Voy. Blùrnner, Laocoo?it p. 566. — Coin]). Brunn, Oriech. Gœtterideale, p. 53.
l'art et l'archéologie 201
Leur figure n'a rien de hideux ou de laid, comme celles des Furies d'Eschyle. Les Furies de Scopas et de Kalamis n'avaient, selon Pausanias, rien de terrible. Riedel les avait citées contre la thèse de Lessing ; mais si, dans le culte même où l'expression l'emporte sur la beauté, ces déesses n'avaient rien de repoussant, l'opinion de Lessing est plutôt confirmée que renversée. Les Furies représentées sur des monnaies et des pierres gravées appartiennent au langage des symboles. C'est, dit Lessing avec raison, le goût des particuliers, et non le sentiment artistique qui les a créées. — Klotz était perfide en tout cas, quand il affectait de ne pas voir dans le Laocoon la restriction qui y est clairement ajoutée. Il disait simplement : Lessing nie que les Anciens aient représenté les Furies, et il lui énumérait plusieurs preuves du contraire. A la fin de son livre sur les pierres taillées, on voyait une vignette représentant une Furie trouvée sur une gemme. « Un exemple de plus, s'écrie Lessing ; c'est ainsi que se réjouit un enfant qui trouve des cailloux bigarrés sur la grève ; il les apporte avec une grande joie l'un après l'autre à sa mère; celle-ci sourit et quand l'enfant est fatigué, elle les jette dans le sable *. » Une autre objection de Klotz visait les passages du Laocoon qui se rapportent à la perspective des Anciens 2. Lessing avait dit, à propos du bouclier