Lettre
l'art et l'archéologie 209
Rome. S'agit-il d'une opinion de Caylus qui est contraire à celle de Winckelmann, Klotz accepte les deux pour ne pas contredire les auteurs qu'il pille l. Il nie que les Romaius aient possédé l'art de graver les pierres et dit qu'ils n'avaient même pas de nom pour ce métier. Ne connaissait-il pas le mot scalpto)' -?
Klotz parle ensuite des célèbres graveurs de l'antiquité et des temps modernes, en les caractérisant d'une manière si vague, si superficielle qu'on pourrait appliquer ses éloges indifféremment à chacun d'eux. Ainsi il dit de l'un : Il a acquis beaucoup de gloire; de l'autre : Il n'est pas inconnu aux amateurs; mais il en omet quelques-uns qu'une étude plus approfondie lui aurait fait découvrir 3. — En parlant de la matière dans laquelle les anciens artistes travaillaient, Klotz ne montre pas moins d'ignorance. Il veut démontrer que les graveurs employaient les pierres les plus précieuses, les plus dures, ce qui est contraire à la vérité. On trouve des gemmes en pierres précieuses, mais elles sont rares. La difficulté de graver une pierre dure, dit Lessing, ne faisait pas le mérite de l'artiste et les Anciens ne se créaient jamais, de propos délibéré, des difficultés pour pouvoir les vaincre. Toutes les