‹ Lessing et l'AntiquitéChapitre 126 sur 162 · Lettre · texte numérisé non relu

Lettre

et les onyx. La quantité prodigieuse de cornalines fines et mal gravées que les Anciens nous ont transmises le prouve, tandis que, à présent, à peine en trouve-t-on une entre mille qui ait le même feu. Lessing a trouvé dans Pline le vestige du procédé par lequel les lapidaires ont clarifié les pierres ' : on employait une décoction de miel de Corse qui agissait favorablement sur les pierres, procédé usité encore aujourd'hui 2. — Ce sont les lapidaires qui ont poli les pierres, et non les artistes, comme le dit Klotz ; leur attribuer cette besogne, c'est envoyer le sculpteur dans la carrière pour y chercher le bloc qu'il veut faire vivre. — Ce que Lessing dit des compositores gemmarum n'est fondé que sur une fausse leçon de Pline 3 ; le rôle du joaillier était du reste peu important dans l'antiquité ; on enfilait simplement les pierres fines sur un fil d'or et on y entremêlait des perles et des bagues. Lessing compare leur habileté avec celle des bouquetières qui doivent montrer beaucoup de goût dans l'assortiment des fleurs et un sens vif de la couleur.

Klotz avait mal compris ce que Lippert avait dit sur la manière de polir les pierres pour les obtenir convexes, et sur l'avantage qui en résulte : il se sert des termes sans en saisir le sens. Lippert parle

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