XXXVII, 80. —Voy. le commentaire de Schône, p
218 LESSING ET i/ ANTIQUITÉ
de la perspective apparente qui est obtenue par les pierres convexes, tandis que Klotz attribue le choix de ces pierres à l'exiguïté de l'espace dont dispose l'artiste. Natter avait aussi remarqué les avantages de la convexité dans plusieurs pierres gravées : ainsi il est plus facile de faire ressortir les mains et les jambes ; l'empreinte n'est pas effacée ; le travail est relativement plus facile, car l'espace qui se trouve entre la pierre et l'outil est plus considérable dans une pierre convexe ; l'outil peut pénétrer plus avant et faire une gravure plus profonde. Mais ni Natter, ni Lippert n'ont attaché une grande importance à cette préférence. C'est uniquement le sujet que l'on se propose de graver qui décide du choix d'une surface plate ou convexe. C'est le génie de l'artiste qui fait tout ; la perspective et l'espace lui sont subordonnés. Klotz, qui voulait rendre service avec son livre aux érudits et aux artistes, n'a compris ni les uns, ni les autres. ' Les pierres concaves, qui sont très rares parmi les gemmes, amènent Lessing à discuter, dans une lettre d'une longueur respectable, la question du verre grossissant 2. Les Anciens le connaissaient-ils? Le passage de Pline qui a suscité la question est le suivant : « Les émeraudes sont ordinairement concaves, afin qu'elles concentrent les rayons lumineux ; c'est pourquoi, d'après une convention tacite,