‹ Lessing et l'AntiquitéChapitre 134 sur 162 · LART ET L'ARCHÉOLOGIE · texte numérisé non relu

LART ET L'ARCHÉOLOGIE

que Klotz dans son livre sur les Gemmes avait pris à Winckelmann et à Christ. Mais ce n'eût pas été Klotz seul qui aurait été l'objet de ses attaques ; son ami Riedel eût reçu aussi son châtiment. Ce dernier avait calomnié Lessing à plusieurs reprises et lui reprochait dans la Gazette d'Erfurth le ton « trop antique » de ses Lettres archéologiques. « Les expressions crues, dit Lessing, peuvent être employées par le médecin, le satirique et l'écrivain qui veut appuyer sur une idée ; la fausse pudeur n'est pas une qualité ; il faut avoir de l'humanité et de la modestie, et en cela je suis ancien *. » Il était curieux de voir attaquer Lessing à cause de ce ton satirique par une coterie qui n'agissait que par la calomnie et par les personnalités et qui touchait dans chacun de ses comptes rendus à la vie privée des auteurs. La querelle de Klotz avec Burmann était-elle menée avec des expressions si délicates? Les fragments de la troisième partie n'ont paru qu'après la mort de Lessing édités par Eschenburg en 1783. Outre les discussions minéralogiques, Lessing y voulait faire entrer une autre dissertation commencée en 1768, mais restée inachevée et intitulée : « Sur les images des ancêtres chez les Romains 2. » Klotz, dans la préface qu'il écrivit à la traduction allemande des Mémoires archéologiques

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