Voy. Danzel-Guhrauer, II
3. Wie die Alten den Tod gebildet. — FAne Untersuchuvg, 1769 : Œuvres, XIII, 2, pp. 217-306. — Voy. la traduction française de ce traité dans : Recueil de pièces intéressantes concernant les antiquités, par Jansen, le traducteur deWinckelmann (Paris, 1787, 2e vol.). — L'exemplaire de l'Institut contient des notes manuscrites de Hase que Maury a mises à profit et que nous avons publiées dans la Revue philologique de Budapest, 1895.
l'art et l'archéologie 239
leinent à la querelle avec Klotz ; tellement est vrai le mot de Gœthe que le diable lui-même doit créer : le mal enfante le bien. Le ton de cette étude n'est plus le même que celui des Lettres archéologiques. Ces dernières n'avaient peut-être pas produit le meilleur effet sur le public. Ce n'est pas avec elles qu'il voulait se présenter au duc de Brunswick, lorsqu'il s'agit pour lui d'obtenir l'emploi de bibliothécaire à Wolfenbuttel. La discussion y était trop violente ; l'intérêt s'éparpillait sur mille détails. Mais le travail sur la Représentation de la Mort fut écrit d'un seul jet. C'est cette dissertation qu'il fit remettre au duc. L'impression produite sur le public lettré fut surprenante. « Il faut être jeune, dit Gœthe dans ses Mémoires, pour s'en représenter l'effet... Nous étions ravis de cette belle pensée, que les Anciens avaient regardé la Mort comme le frère du Sommeil et les avaient représentés comme deux Ménechmes, pareils, à s'y méprendre. Nous pouvions donc enfin célébrer le triomphe du beau '. » C'était un soupir de délivrance.
L'idée mère de ce travail était exposée dans une note au chapitre xi du Laocoon. Lessing y combat Caylus qui, en recommandant aux peintres la scène de Y Iliade où Apollon confie à la Mort et au Sommeil le cadavre lavé et embaumé de Sarpédon pour le porter dans sa patrie, ajoute : « Il est fâcheux qu'Homère ne nous ait rien laissé sur les