Chap. ix
2. Bodmcr avait raison de reprocher à Lessing cette méprise (Lessingische unaesopische Fdbeln, p. 321) ; mais celuici, lors de la lecture du passage, n'a probablement pensé qu'à des préceptes moraux. Voy. Gotschlich, op. cit., p. 117; Proscb, <>/>■ cit., i». 107 ; Hertzberg, op. cit., p. se.
Événement et qu'on en t'ait une histoire dans laquelle on reconnaît intuitivement la proposition générale, cette Action s'appelle une fable l. » Mais cette définition embrasse aussi la parabole2. Tout en établissant la différence entre celle-ci et la table, Lessing est tombé dans la même erreur que dans sa discussion sur l'allégorie : il a pris la figure rhétorique pour le genre littéraire. Les poèmes que nous appelons paraboles répondent complètement à sa définition de la fable ; il est vrai que les Anciens n'ont pas fait de différence non plus entre ces deux genres du récit poétique. Les paraboles ressemblent aux fables composées ; mais tandis que dans la fable les acteurs sont des animaux,, dans la parabole ce sont des hommes ; la parabole fait sortir des vérités purement morales, tandis que la fable montre quelquefois aussi des vérités pratiques pour les situations de la vie 3.
Herder, tout en suivant les traces de Lessing, a rectifié en plusieurs endroits cette théorie ; mais il n'a rien ajouté au fond de la question 4. Sa définition est encore plus vaste et plus longue que celle de Lessing ; mais, malgré leur longueur, ces définitions ne s'appliquent pas à toutes les fables, telles