‹ Lessing et l'AntiquitéChapitre 153 sur 162 · Voy. p · texte numérisé non relu

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visites à des empereurs * » ; à Gleim, blessé parla conduite d'un certain prince, il dit : « Les grands de cette terre, en somme, ne sont que des hommes ordinaires et j'ai aussi bien tort de les tenir pour des tigres et des renards que d'autres qui en font des anges 2. » Lorsqu'il voyage avec le prince Léopold de Brunswick en Italie, il est souvent contrarié et écrit à Éva Kœnig : « Voilà ce qu'on gagne en fréquentant les princes. On ne peut compter sur rien de certain avec eux. Et une fois qu'ils vous tiennent dans leurs griffes, il faut qu'on y reste, bon gré mal gré 3. » Il ne peut pas flatter; il aime avant tout son indépendance d'homme de lettres et ne voudrait se soumettre à aucun prix à une contrainte quelconque. Ainsi, il refuse une chaire universitaire parce qu'il aurait à prononcer tous les ans l'éloge du roi de Prusse.

Lessing a-t-il toujours observé la maxime des Grecs : Mr,olv ayav, qui forme comme le fond de leur esthétique? Certes, dans ses doctrines et dans ses écrits, il est Hellène jusqu'au fond de l'âme. Il déteste les pédants qui voudraient arrêter l'essor poétique par leurs règles arides, mais il est aussi l'adversaire résolu de ceux qui méconnaissent les lois fondamentales des genres littéraires. De là sa lutte contre le chef pédant de l'école de Leipzig,

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