‹ Lessing et l'AntiquitéChapitre 25 sur 162 · Œuvres, I, pp · texte numérisé non relu

Œuvres, I, pp

à quoi bon égayer le récit et assaisonner l'assaisonnement? Que l'invention soit du poète, que l'expression simple et sans art rappelle l'historien et la morale le philosophe *. »De même, la fable mise en tête du troisième livre prouve l'inutilité des ornements poétiques. Un chasseur fait ciseler son arc qu'il trouve trop uni, trop poli, l'artiste y représente toute une chasse ; mais à l'instant où le chasseur l'essaie, l'arc se brise. Morale : N'égayez pas trop l'apologue. Presque toutes les fables de Lessing correspondent à merveille à ses théories qu'il a exposées dans les dissertations ; mais il y en a certaines qui ne sont pas dépourvues d'ornements poétiques 2. Quoique écrites en prose, quelquesunes ont une expression pathétique; l'émotion. y perce même trop souvent 3. La raillerie, le mécontentement des choses d'ici-bas, gâtent souvent ces fables qui ne sont quelquefois que des allégories 4. L'accent habituel est l'indignation, soit que l'écri-

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