La Fontaine et les Fabulistes, II, p
plan général de la création, et Ton peut en tirer une leçon d'art, celle que la beauté est dans la proportion et dans le rapport des parties entre elles; la seconde est un colloque touchant entre Jupiter et la brebis innocente, en but à toutes les vexations, mais qui cependant aime mieux souffrir que de faire le mal. — La fête du mariage entre Jupiter et Junon fournit une fable à Lessing f dont la première phrase seulement est empruntée à Ésope et qui est loin d'avoir la nudité ésopique ; la fin en est tout à fait lyrique. « Jupiter et Apollon » varie ingénieusement le récit d'Ésope où Jupiter se déclare vaincu 2 ; Hercule reçu dans l'Olympe, faisant sa révérence à Junon 3, est plus spirituel que dans la fable ésopique, où le héros montre du mépris pour Plutus. La punition du plagiaire ressort évidemment mieux dans « les Paons et la Corneille » 4 que clans les fables antiques correspondantes ; la plainte des ânes '% et surtout la réponse de Jupiter, est de beaucoup supérieure à la fable d'Ésope avec sa réponse inconvenante. Plusieurs fois, l'ancien apologue est conduit plus loin et produit un effet frappant, ainsi dans : « le Serpent d'eau », « le Loup sur son lit de mort », « l'Enfant et le Serpent » 6.