‹ Lessing et l'AntiquitéChapitre 33 sur 162 · Op. cit., I, pp. 277 et suiv · texte numérisé non relu

Op. cit., I, pp. 277 et suiv

2. Romulus envoie d'Athènes à son fils Tiberinus les fables d'Ésope traduites du grec en latin.

ce problème plus loin qu'il ne l'avait fait, vu l'exiguïté des moyens dont il disposait à Wolfenbiittel. Un dernier travail resté inachevé est l'article sur « L'Anonyme de Nevelet ! ». Romulus a été remis en vers dans le mètre élégiaque, affectionné par le moyen âge pour les récits de peu d'étendue. Un recueil, jadis très célèbre, publié plusieurs fois aux xvie et xvir siècles, et qui est connu, d'après son éditeur, sous le nom d'Anonyme de Nevelet, comprend soixante fables, divisées en trois livres, dont les cinquante-huit premières sont empruntées aux trois premiers livres de Romulus. C'est à l'étude de ce recueil que Lessing voulait consacrer son article. Dans le fragment, il a le premier mis en lumière que ces fables étaient la traduction en vers des trois premiers livres de Romulus 2. On n'est pas d'accord sur le nom de l'auteur ; quelques-uns proposent Alain de Lille, d'autres Bernard de Chartres, Salon de Parme, Serlon, Ugobard de Sulmon. M. Hervieux croit y avoir reconnu la main de Walter l'Anglais, le chapelain de Henri II (1177) 3. Ce recueil a été lu beaucoup au moyen âge ; il devint la base de deux recueils de fables françaises en

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