‹ Lessing et l'AntiquitéChapitre 34 sur 162 · Voy. Hervieux, op. cit., I, p · texte numérisé non relu

Voy. Hervieux, op. cit., I, p

3. M. Gaston Paris trouve qu'il est difficile de discerner ce Walter au milieu de ses nombreux compatriotes et homonymes, et qu'il est peu probable que ce fût le précepteur de Guillaume II. Voy. Journal des Savants, déc. 1884 et janv. 1885.

vers ' et de la Pierre précieuse de Boner. L'Anonyme de Nevelet, après plusieurs siècles de vogue imméritée, a eu ses détracteurs. Ainsi son éditeur, Nevelet, le qualifia de singe de Phèdre ; Barth le traita de poète inepte et barbare. Lessing, à son tour, cherche le nom de l'auteur. Il réfute d'abord, selon son habitude, les opinions de ses devanciers; celle de Gyraldus, qui attribua ces fables à Salon de Parme, écrivain que Lessing avoue ne pas connaître 2 ; celle de J. C. Scaliger, grand admirateur de l'Anonyme qu'il appelle Accius; celle de Barth qui, dans son appréciation, tombe dans l'autre extrême et attribue ces apologues à Bernard de Chartres, et enfin l'hypothèse de Christ qui disait que ces fables étaient supérieures à celles d'Avianus et les attribue, comme Scaliger, à un nommé Accius qui aurait vécu au ive siècle. Lessing allait donner ensuite son opinion, mais c'est justement là que s'arrête l'article, le dernier qu'il fit imprimer et qu'il voulait achever pendant l'impression, comme il le faisait si souvent. On n'a rien trouvé dans ses manuscrits qui permette d'établir le nom supposé par Lessing 8. En réfutant Barth, il dit seulement qu'Alain de Lille a beaucoup de ressemblance avec l'Anonyme.

1. Voy. Lyoncr Yzopet, éd. \V. Foerster, 1882. Introduction p. vu. Foerster appelle l'article de Lessing « brillant » (p. 23).

.':. Ibid., j». 994, la note d'Eschenburg.

Les Notes sw* Esope ! sont des remarques souvent fort justes sur le texte grec des fables et sur la morale des apologues. Ces remarques rectifient les traductions latines et nous montrent aussi comment Lessing composait, d'après une fable ésopique, un nouvel apologue destiné à son recueil. — Les notes sur les dix-neuf premières fables de Phèdre 2 peuvent être considérées comme travail préliminaire à une édition savante que Lessing avait fait entrevoir dans une de ses dissertations sur l'apologue 3 . Ce commentaire veut surtout prouver que

1. Anmerkungen iiber denAesopus, Œuvres, XI, 2, pp. 1007- 1013. — A ces Remarques il faut ajouter maintenant celles contenues dans un manuscrit de la Bibliothèque de l'Université de Breslau découvert par M. R. Fœrster, le savant éditeur delà Correspondance deReiske. C'est la copie des fables ésopiques contenues dans un manuscrit d'Augsbourg, copie faite par Madame Reiske pour obliger Lessing qui, de son côté, lui a prodigué ses compliments dans Romulus et Rimicius (voy. t. I, p. 32). Lessing a reconnu l'importance du manuscrit d'Augsbourg et ses notes critiques et explicatives publiées in extenso par M. Fœrster {Zeitschrift fur vergleich. Litteraturgeschichte, 1895, pp. 87-116) montrent avec quelle sagacité et quelle assiduité Lessing s'est occupé d'Ésope. Ces Remarques datent de 1772. — Voy. aussi l'article de M. Foerster : Lessing und Reiskes zu Aesop (Rhein. Muséum, 1895). — Léo Sternbach (Wiener Studien, 1895, pp. 31- 102y a soumis les Remarques de Lessing à une critique minutieuse; tout en constatant leur finesse, il trouve qu'au point de vue philologique elles sont faibles.

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