Anrnerkungen, I, p
d'art K De même que le monument excite la curiosité du passant et que l'inscription lui donne le motif et satisfait ainsi l'intérêt excité, la vraie épigramme doit réunir ces deux parties, dont Tune correspond au monument, l'autre à l'inscription. Mais que faire des nombreuses épigrammes de l'Anthologie grecque qui comptent pourtant parmi les plus délicieuses et ne réunissent nullement ces deux conditions ? Ainsi les épigrammes sur les œuvres d'art, mais qui n'y figuraient pas en guise d'inscription, les épigrammes sur les hommes célèbres exprimant une noble pensée sans raillerie, sans exciter l'attention, où les classer? Lessing dit qu'elles ne remplissent pas toutes les conditions requises de la vraie épigramme et range ces petits poèmes qui, selon lui, se sont glissés parmi les autres, en deux catégories 2.
D'abord, nous trouvons des épigrammes qui excitent la curiosité sans la satisfaire ; d'autres, par un tour spirituel, présentent la deuxième partie, le dénoûment, sans exciter la curiosité. Ni les unes ni les autres ne sont de vraies épigrammes.
1. Herder objecte : Si on parle de l'inscription, pourquoi pas du monument lui-môme? L'un ne se comprend pas sans l'autre. 11 veut donc voir introduit ce mot dans la définition [Anmerkungen iiber die Anthologie der Griechen. Œuvres, VII, p. 173). Mais Lessing n'a pas oublié ce fait non plus; il ajoute immfl diatement après sa définition que, sous le mot inscription, il tant comprendre en même temps le monument qui la porte (p. (.»7).