Vo3r. Danzel-Guhrauer, Lessing, II, p
2. Anmerkungen uber die Anthologie der Griechen, besonders iïber das griechische Epigramm ; Œuvres, VII, pp. 157- 198. — Corn p. Hayrn, Herder, II, 314.
Martial, mais pour lui ce n'est qu'un genre dans cette nombreuse famille dont il distingue sept branches *. Guidé par un sens historique très délicat, il montre le développement de ce genre littéraire sous l'influence de la vie sociale des Grecs et fait admirer la beauté plastique de la plupart des épigrammes de l'Anthologie. Tandis que Lessing et ses prédécesseurs n'ont jeté qu'un regard désobligeant sur la collection grecque , Herder l'admire plus que l'œuvre de Martial. Selon lui, le poète romain représente le déclin de ce genre littéraire. La pointe qu'on admire tant chez lui, ne manque pas à l'épigramme grecque non plus, dit-il. Il est vrai que ce n'est ni un tour heureux, ni un trait satirique, mais c'est un point de vue lumineux sous lequel l'artiste envisage son objet et vers lequel il vise dès le début. Si le Grec ne l'exprime pas toujours d'une manière spirituelle, il le fait avec beaucoup d'énergie. L'épigramme satirique n'était ni la première en date, ni la seule que les Grecs cultivassent 2.
Le travail de Herder, comme toujours, contient
2. P. 193. Herder a exprimé dans les distiques suivants la différence entre l'épigramme grecque et celle de Martial :
Dir isi das Bpigramm die Icleine geschseftige Biene Die auf Blumen umher flieget and Bauset und sticht; Mir isi lias Bpigramm <ii<- Icleine knospende Rose, Die .mis Dornengebtiscl) Nektarerfrischungen baucbt.
' (Œuvres, I, i>. 169.)
du bon et du mauvais. Le point de vue historique est bjon développé ; mais dès qu'il se mêle de théorie, Herder fait fausse route. Sur les sept genres d'épigrammes qu'il établit, quatre, selon la théorie de Lessing, ne sont pas des épigrammes. La démonstration des deux parties constitutives de ce genre sur lesquelles la théorie de celui-ci est basée, reste inébranlable. Herder croit avoir trouvé des épigrammes grecques où l'on ne voit ni attente ni conclusion', il en donne même la traduction1. Elle est on ne peut plus inexacte 2. Si on traduit ces épigrammes convenablement on y reconnaît très bien les deux parties exigées par Lessing. Puis, celui-ci n'a pas dit que toutes les épigrammes grecques soient parfaites; loin de là; c'est justement à cause de la faiblesse d'un grand nombre qu'il déduit sa théorie de Martial.
Avant de parler du représentant le plus fameux de l'épigramme, Lessing dit quelques mots de Catulle 3, que beaucoup considèrent comme le maître de Martial. Lessing ne croit pas à cette initiation. Si Martial lui-même dit qu'il imite Catulle, il le fait plutôt dans l'expression naïve et dans le tour poétique de la langue de ce poète. Quelques-unes de ses pièces seulement méritent le nom d'épigrammes; les morceaux célèbres : Ad Phasellmn,