‹ Lessing et l'AntiquitéChapitre 59 sur 162 · Los Sin?ifjedic?tte parurent en · texte numérisé non relu

Los Sin?ifjedic?tte parurent en

LEPIGRAMME 101

épigrammatiste allemand, Wernicke, est plutôt homme du monde. Lessing l'admire et le compare à Martial, sans toutefois oublier la supériorité du poète latin. La richesse de tous deux, dit-il, est presque égale; seulement celle de Wernicke sent un peu la peine et la sueur qu'elle a coûtées. Martial obtint ses trésors parmi les hommes et dans leur commerce, Wernicke a extrait les siens, non sans danger, du sein de la terre. Wernicke possède plus de métaux dont on fait l'argent, Martial dépense plus d'argent frappé '. Wernicke est néanmoins le véritable épigrammatiste allemand. Aj^ant vécu un certain temps à Paris où il a connu Ménage, Leclerc et d'autres savants, il a su donner à ses épigrammes un caractère politique. Les intrigues de la cour, la marche des événements, voilà les sujets qu'il traite 2.

Avec Lessing l'épigramme devient littéraire. Ce sont les querelles des chefs d'école, les admirateurs outrés de Klopstock, quelques méchants poètes qui lui servent de cible ; aux questions littéraires se mêle la vie quotidienne avec ses turpitudes. Le modèle est Martial, mais quelques exemples nous montreront qu'il ne l'a pas imité servilement. La première épigramme qui ouvre la série 3 rappelle

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