Anmerkungen, III, p
2. Voy. sur Wernicke, Gervinus, Gesch. der dentscKen Bichtung, III, p. 656.
3. Wer wird nicbt einen Klopstock loben ? Doch wird ihn jedor lesen? — Nein.
102 LESSING ET LANTIQUITÉ
les derniers vers de la pièce de Martial à Flaccus et indique ainsi la dépendance vis-à-vis de son modèle !. C'est le poète romain qui fournit la plu-
Wir wollen weniger erhoben Und fleissiger gelesen sein.
(Comp. I, 91.)
1. Martial, IV, 49, v. 9 et 10. « Tout le monde loue, admire, adore les grandes compositions du théâtre. J'en conviens, elles ont des louanges, mais les miennes ont des lecteurs. » Sont encore imitées : Lessing I, 6 (Martial, I, 9) ; 12 (X,. 43), le dernier vers :
Wer niœchte so cin Gut liaben,
est de trop et n'ajoute rien à la pointe de Martial ; 20 (XI 64), les « belles filles » de Martial sont changées en savants, ce qui sent la bibliothèque; 30 (VII, 11) ; 38 (III, 83), moins l'obscénité; 43 (I, 32)
Ich hasse dich, Sabin ; docli wciss ich nient, weswegen : Genug, ich hasse dich. Ani Grund isL nichts gclegen ;
le deuxième vers a un tour plus heureux que dans Martial : « Tout ce que je puis te dire, c'est que je ne t'aime point » ; 61 (III, 79); 66 (I, 83); 76 (II, 5), où Lessing change heureusement le dernier vers :
Doch allzu weiter Freund, dich nient zu sehn, Verdriesst mich's einen (Schritt) nur zu gehen,
au lieu de : « Mais il m'est pénible d'en faire quatre mille pour manquer ce but »; 81 (I, 17), cependant le cordonnier devenu poète qui continue son ancien métier (er flickt) est moins lugubre que le médecin devenu « vespillon » (Lessing voudrait voir dans ce mot « l'aide du bourreau » ; Anmerkungen, III, p. 169); 86 (III, 9); 90 (II, 21); 99 (III, 8), ces trois dernières ne sont que des traductions; 105 (VIII, 69), les deux derniers vers seulement expriment la même idée ; 107 (X, 8); 118 (XI, 35); 122 (VIII, 74), ou le gladiateur ea1
l'épigramme 103
part des imitations; cependant l'Anthologie grecque \ Wernicke ■ et J.-B. Rousseau 3 ont aussi fourni leur contingent. Parmi les poètes de la
changé en hussard; 125 (VIII, 69), conip. 105; 126 (VIII, 20), la récitation des poésies en vogue au temps de Martial est changée en « impression » ; 131 (VII, 9); 139 (IX, 82) ; 143 :
Weiss uns der Léser auch fiir unsre Kurze Dank ?
Wohl kauni. Demi Kiirze ward durch Vielheit leider! lang,
rappelle Martial, II, 1. — II, 4 (rappelle la pointe de V, 53); 5 V, 73 et VII, 3), le dialogue éclate même dans les épigrammes de Lessing; 11 (III, 84), on dirait que Lessing en avait honte, c'est pourquoi le titre indique que c'est une imitation ; 25 (II, 38) ; 37 (I, 28). — Ces rapprochements, de même que les suivants, forment le sujet de l'article de Haug. Voy. l'édition des Épigrammes par Gosche, et A. Mdller, Zu Lesfing's Epigrammen, dans Archiv fur Literaturgeschichte , I, p. 495.
1. Les épigrammes imitées de l'Anthologie sont : I, 32 .IX. 120), la pointe chez Lessing montre des sentiments plus nobles ; 33, 34, 51, 60, 77, 83, 96, 103, 114, 116, 128; II, 24, 28, et l'idée de 47 ; la plupart empruntées au XIe livre de l'Anthologie (Epigrammata irrisoria, éd. Dùbner). — I, 106 n'est qu'un dicton de Bias, et I, 140, un ancien apophtegme.
2. I, 7, Mercur und Amor (Mercure remplace la Mort), 45, 89* — I, 31 et 95, d'après Logau.
3. I, 11, Auf die Europa, 82 (imitée par J.-B. Rousseau d'Au- ■one . — Plusieurs épigrammes sont inspirées par l'ouvrage de De La Monnoye Menagiana, dont Lessing parle assez souvent dans les Anmerkungcn. Voy. I, 93, d'après Malleville ou Le Mariage forcé (scène 8), de Molière ; 97, d'après l'anecdote sur Cujas ; 120, 123, d'après Ménage; 61, d'après Gombaud: 17, 59, 69, 70, 108, d'après d'autres épigrammatistes français.
Renaissance nous trouvons le plus souvent le nom du Cordus ' et d'autres épigrammatistes peu connus 2, ce qui est plutôt une preuve des vastes lectures de Lessing dans ce domaine que celle d'un plagiat. Lessing avait déjà protesté contre cette accusation dans une de ses fables 3, où la statue d'airain fondue en une masse représente les sujets que les poètes empruntent à des écrivains antérieurs^ l'invention pure en littérature étant plus rare qu'on ne le croit. Une critique judicieuse, tout en montrant la source où le poète a puisé, ne doit s'occuper que de l'œuvre sortie de cette imitation. De même que les fables empruntées par Lessing à l'antiquité se distinguent par un tour ingénieux et deviennent, par la morale que le poète en déduit, presque nouvelles, de même ses épigrammes, quoique l'imita-
1. I, 10, 16 (voy. redit, des Epigrammes dans la collection Kiïrschner), 18, 26 (le moine est remplacé par le médecin), 36, 37 (« vita contemplativa » est rendu heureusement par « Beschauung », mais l'épigramme est trop allongée), 50, 100 (en dialogue) 112, 142 ; II, 14.
2. Nicolas Bourbon de Vandeure (I, 27); Nicolaus Gradius (I, 41) ; si la source n'est pas plutôt le Florilegium de Lehmann que Lessing voulait remanier (voy. Œuvres, XII, Altdeutscher Witz und Verstand, p. 771), 11,6, 7 ; Pierre Gille d'Anvers (I, 53; la source est peut-être Martial, VII, 98) ; Andréas Dactius (I, 62); Tarchaniota Marullus (I, 92); Angélus Politianus (I, 101); Caelius Caliagninus (I, 111, le cheval de Lysippe remplacé par la statue de Frédéric Guillaume); Pasquior (I, L34); Antonio Querci (H,
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tion soit plus évidente, deviennent originales, grâce à la traduction qui, dans ce genre, est quelquefois plus dillicile que L'invention elle-même, grâce au dialogue que Lessing emploie souvent et grâce aux allusions au temps où vivait le poète.
Les vingt et une épigrammes latines * ne sont ni meilleures ni plus mauvaises que celles des nombreux versificateurs latins du xve et du xvie siècles. Elles montrent une rare faculté d'assimilation et en même temps une connaissance très approfondie de la langue latine 2.