‹ Lessing et l'AntiquitéChapitre 64 sur 162 · Voy. t. 1, ch. i · texte numérisé non relu

Voy. t. 1, ch. i

Notre étude montre suffisamment quels écrivains Lessing possédait à fond : Homère, Sophocle, Euripide, Aristote, Ésope, l'Anthologie grecque; Plaute, Térence, Horace, Sénèque, Phèdre, Martial, Virgile et Stace, Catulle, Ovide !, et, pour l'histoire de l'art, Pline. Mais si on voulait dresser la liste de tous ceux qu'il cite où dont il parle dans les Miscellanea (Collectaneen), on pourrait encore augmenter ce nombre. Il connaît les Pères de l'Église aussi bien que les poètes latins de la Renaissance. Fort de ses nombreuses lectures, nous l'entendons parfois jeter ce défi : Qu'on me cite un auteur grec ou latin où l'on parle de telle ou telle chose 2! Ce ne sont pas les paroles d'un fanfaron. Il est probable qu'il était sur de ce qu'il avançait et qu'il ne se trompait pas, quoiqu'on ne puisse pas croire qu'il

1. Nous ne trouvons qu'un jugement d'ensemble sur Ovide, mais plusieurs notes nous montrent que Lessing, surtout dans sa jeunesse, le lisait beaucoup. Voy. ce jugement : « Ovid lehret die Wollust, jene sinnliche, die ohne Zœrtlichkeit des Herzens vom Genuss zum Genusse schweift und selbst im Genusse schmachtet. » 11 rappelle les vers de Goethe d&ns Faust :

So tauml' ich von Begierde zu Genuss,

Und im Genuss verschmacht' ich nach Begierde.

— Das Xeueste aus dern Reiche des Witzes, octobre 1751. Œuvres, VIII, p. 107, et les notes dans : Philologischer Nach- /"v.s,XIII,l, p. 299, qui montrent que Lessing l'a étudié au point de vue du rythme et du choix des mots, reconnaissant avec Diderot la grande force de l'harmonie pour éveiller certaines id*j

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