‹ Lessing et l'AntiquitéChapitre 65 sur 162 · Lettres archeolocjiqv.es, n · texte numérisé non relu

Lettres archeolocjiqv.es, n

ait lu tout ce que l'antiquité nous a légué. Mais la bibliographie n'avait pour lui aucun secret ; ses travaux que nous avons étudiés, les notes éparses dans ses critiques témoignent d'un savoir bibliographique d'autant plus remarquable que Lessing changeait souvent de résidence et ne menait nullement la vie tranquille d'un érudit de profession. Sa passion pour les livres se manifeste dès son bas âge ; enfant, il ne voulait être peint qu'un grand in-folio sur les genoux. Son séjour à Wittemberg et à Berlin lui fut à ce sujet d'une précieuse utilité ; à Breslau, il acquit une belle bibliothèque de six mille volumes qu'il fut, il est vrai, bientôt forcé de vendre, mais qui lui servit à composer son Laocoon. C'est à Hambourg qu'il trouva le moins de ressources bibliographiques, ce qui ne l'empêcha pas d'être très exact dans la Dramaturgie et dans les Lettres archéologiques, C'est alors qu'il commença le recueil de notes et d'extraits, connu sous le nom de Collectaneen \ qui nous permet de jeter un coup d'œil dans l'atelier de cet infatigable chercheur. Nous assistons ainsi au travail de l'élaboration, nous voyons comment les notes prises dans les gros volumes écrits en latin sont dépouillées de leur pédantisme et comment elles se présentent ensuite dans les œuvres définitives. Ce recueil embrasse les lectures de six années (1768-1774) et nous mène à la dernière pé-

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