‹ Lessing et l'AntiquitéChapitre 66 sur 162 · Œuvres, XIX, pp · texte numérisé non relu

Œuvres, XIX, pp

riode de la vie de Leasing. A Wolfenbuttel son goût pour l'infiniment petit, pour le détail philologique augmente : ce qu'il plaçait au second rang occupe dorénavant la première place. Les livres ne suffisent plus ; Lessing arrache leur secret aux manuscrits confiés à sa garde. Serviable à tous ceux qui s'adressaient à lui, soit pour des renseignements bibliographiques, soit pour dénicher et collât ionner les vieux parchemins, il fouillait aussi pour son propre compte les trésors de cette riche bibliothèque. De cette occupation est sorti le recueil ' qui contient ses travaux de pure érudition. Ces recherches, de même que ses travaux littéraires concernant les auteurs antiques, lui assignent une place honorable parmi les grands philologues du xvine siècle.

En étudiant pour Reiske un manuscrit de Libanius, Lessing trouva, parmi les épigrammes de l'Anthologie planudéenne, le poème de Paul Silentiaire sur les Thermes pythiques. C'était une occasion pour lui de se faire l'éditeur et le commentateur d'un ancien texte 2. Il ne le fit que cette fois-ci et s'acquitta de sa tâche avec beaucoup d'habileté. Le critique des Annonces savantes de Gœttingue — probablement Heyne — dit, à propos de cet opus-

1. Zur Geschichte und Literatur. — Aus den Schsetzen der herzoglichen Bibliothek zu Wolfenbuttel. — Voy. aussi la description des manuscrits théologiques : Manuscripta latina theolog-ica in-folio, Œuvres, XVII, pp. 87-100.

Page 1