Matheseos iibri VIII
7. La dernière édition datait de 1551 ; voy. Teufl'el, Geschichie der roimischen Literatur, p. 918. Haupt et Jahn ont donné
n'a-t-on pas édité de nos jours « De errore profana- « rum religionum », tandis qu'on n'a rien fait pour cet ouvrage astrologique? Mais la raison est facile à saisir. Vers la fin du xvie siècle le prestige de l'astrologie avait disparu. Ni la curiosité ni la médecine ne voulaient plus s'en occuper. La sœur cadette, l'astronomie, chassa l'aînée, qui dut lui gagner son pain, au risque de ne pas pouvoir le faire pour elle-même. Quoi d'étonnant qu'avec la chute de l'art on ne s'occupât plus des livres nouveaux ou anciens qui l'enseignaient H » Les trois passages publiés augmentent et rectifient le texte de Firmicus, notamment le VIe livre, chapitres xvi et xxxi, et comblent une lacune au VIIe livre entre les chapitres xix et xx 2. Ces passages n'ont pas beaucoup d'importance. Lessing était le premier à le
quelques conjectures; Kelber et Bonnet {Revue de philologie, VIII , p. 187) ont rendu compte de quelques manuscrits; Sittl a donné enfin, en 1893, une édition critique, mais qui n'est pas à la hauteur des exigences philologiques; voy. Kroll et Skutsch, In Firmicum Sittelianum emendationum centuriae duae primae {Hermès, 1894); Th. Mommsen (ibid.) etNémethy {Revue philologique hongroise, 1895). La maison Teubner vient de remplacer l'édition Sittl par celle de Kroll et Skutsch (1897). Voy. Bonnet, Revue de philologie, 1898, p. 208. — Sur l'identité des deux Firmicus, voy. Wôlillin, Archiv fur lat. Lexicographie, X, 3.
2. G. Nérnethy {Quaestiones de Firmico Materno astrologo, Budapest, 1889) a rectifié certains passages de ces chapitres et a de plus démontré une des sources de Firmicus : les Astronomica de Manilius
savoir; il s'en excuse et caractérise très bien le genre de travail que présente son recueil en disant dans cet article : « Ce que le monde possède, il doit l'avoir aussi complètement que possible, tel que cela lui fut destiné dès le commencement. Ce qu'on a apporté à la connaissance du monde, il doit le savoir aussi exactement, aussi sûrement que possible, ou bien il vaudrait autant pour lui qu'il ne i possède ni ne sache ni l'un ni l'autre *. » Mais, dans ses lettres à ses amis, il s'exprime avec un peu de dédain et d'amertume sur tout ce qu'il publiait sous le titre Zwr Geschichte und Literatur. Heyne, qui le comparait à un Hercule tuant des papillons 2, a trouvé le mot juste. Ebert admire le puissant chêne dont la mousse même fait l'admiration du monde 3- En lui envoyant le premier fascicule du recueil savant, Lessing lui écrit : « Voici toute une charretée de mousse et de champignons. Mais je vous demande, est-ce le chêne ou le sol où il se trouve qui produit ces parasites? Si c'est le sol, pourquoi accuser le chêne si la grande quantité de mousse et de champignons absorbent toute la sève et que le sommet de l'arbre reste nu? Mais qu'il périsse : le chêne tant qu'il vit ne vit pas par le sommet, mais