Lettre du 28 janvier 1773, p
3. So prangt dor starken Eiclie Stamm Fur Kenner auch mit seinem Schwamm Und dem von ihm genaîhrten Mooseï
par ses racines *. » Et ces racines étaient encore solides. Au milieu de ses travaux d'érudition, de ses luttes théologiques, luttes par lesquelles il devint un des fondateurs de la théologie moderne, Lessing conservait encore assez de sève pour composer son dernier drame philosophique, Nathan le Sage 2.
Ces petits travaux d'érudition nous permettent de juger des connaissances philologiques de Lessing. S'il nous eût donné son édition de Phèdre, ou bien celle de la Poétique d'Aristote qu'il méditait depuis assez longtemps, on aurait encore pu mieux juger de ses capacités de philologue. Certes, il ne s'y serait pas montré grand critique des textes ; il n'eût pas rétabli son auteur avec toute l'exactitude que de vastes études paléographiques, le don de divination et une connaissance approfondie de la grammaire permettent seuls, mais le commentaire eût été excellent. En effet, la faiblesse de Lessing dans la critique conjecturale est rachetée par sa manière sûre d'interpréter les textes. La critique verbale, d'ailleurs, n'était pas son domaine ; il ne