‹ Lessing et l'AntiquitéChapitre 73 sur 162 · Lettre du 12 janvier 1773, p · texte numérisé non relu

Lettre du 12 janvier 1773, p

2. Nous laissons de côté les travaux de Lessing sur les Pères de L'Église; ce côté de son activité rentre dans le domaine de la théologie. Mentionnons seulement son travail sur la secte dee Blpistiques (Œuvres, XVIII, p. 305, cf. p. 282), secte mentionnée parPlutarque, et Le commentaire ingénieux du passaga de Tite-Live (liv. XXXIX, oh. xv) sur la suppression des Bacchanales. Œuvres, XIV, p. 233,

l'aborde pas avec cet esprit libre de tout préjugé qui laisse parler les manuscrits, pesant les différentes leçons, en choisissant les meilleures ou en devinant immédiatement la fausseté. Non, son problème critique ou esthétique est résolu d'avance, et il faut que le texte se plie à son opinion personnelle.

De bonne heure les philologues de métier qui reconnaissaient Lessing comme un des leurs ont rassemblé tous les passages de ses œuvres qui ont trait à la critique verbale. Pendant que Fulleborn éditait les Reliques philologiques * et Eschenburg les Miscellanea'2, Reichenbach, dans un opuscule 3, a dressé la liste de toutes les conjectures faites par le grand critique. Il a trouvé, comme c'était naturel, que Lessing, sous ce rapport, ne pouvait pas être placé parmi les premiers critiques. Pauvre Lessing, s'il avait su qu'on ramasserait, après sa mort, des bribes où son génie passait plutôt qu'il ne s'attardait, pour lui en faire un crime ! C'est alors qu'il eût pu dire : « Je ne suis pas savant, je n'ai jamais eu l'intention de le devenir, je ne voudrais pas l'être, même si je le pouvais par enchantement. Je me suis seulement un peu efforcé de me servir, en

1. Philologischer Nachlass, 1793-1795; Œuvres, XIII, 1, pp. 281-316.

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